20 mai 2007
Blog en Sommeil Forcé ...
C'est chouette d'avoir des amis ;o)
Il y en a même qui ont la gentillesse d'écouter patiemment une de leurs amies dicter deux phrases au téléphone pour mettre son "petit blog idiot" (dixit certains goujats ;o) private joke) à jour !!
Alors voilà, juste pour vous dire qu'à mon corps défendant, ce silence qui m'accable ne devrait plus s'éterniser. Mais comme je ne suis pas le maître du jeu, je ne peux que subir les cafouillages incessants qui existent parfois entre deux fai, entre deux destinations ...
Pas de quoi se jeter contre les murs, hein ;o)
Alors en attendant de vous retrouver toutes et tous en pleine forme, je retourne me goinfrer de fraises et de framboises. Les bonnes vieilles habitudes ne se perdent pas.
Ciao à tutti !!!
19 mars 2007
Blog Colis #2 : Côté Cour... goûte Ch'ti avec les P'tits Gourmands
Quand, en novembre, j'ai péniblement et partiellement réintégré mon fauteuil de bloggeuse, après plus de deux mois d'absence, j'ai découvert des tonnes de nouveaux blogs, bien sûr, mais aussi de nouveaux jeux.
Le "bébé" avait grandi et commençait à trouver ses jouets un peu élimés et désuets ;o)
Dans son évolution, la junglosphère culinaire est comparable à celle d'un petit d'Homme.
En fin de compte, c'est comme si nous en étions encore au stade de la petite enfance.
Le blog culinaire - et par extension, la sphère dans laquelle il évolue - est aussi paradoxal qu'un petit bout : un peu narcissique et capricieux, parfois cruel avec ses camarades, il ne supporte pas que l'on ne s'occupe pas de lui et uniquement de lui.
Un peu boudeur, il repousse sans cesse les limites, histoire de voir jusqu'où "maman" ira...
Mais il est également plein d'amour, de rires, de jolies choses simples et naturelles, de sentiments spontanés et authentiques et de tendresse inattendue.
Laissons aux jours d'humeur rebelle et maquisarde ces côtés sombres, et pour l'heure, ennuyeux, et concentrons-nous sur cet aspect naturel enjoué, partageur et altruiste qui fait tout le charme du bambin.
Parmi les jeux auxquels s'adonnent la blogosphère, il y en a un qui m'a particulièrement plu.
A tel point que j'ai presque regretté d'en avoir raté la première édition.
Dès lors, il était impensable que la seconde se passe de moi.
Vous le connaissez sans doute toutes et tous ce fameux Blog-Colis de Clairechen , n'est-ce-pas ?!...
Vous n'avez pas osé tenter l'aventure, mazette, quel dommage, c'est une véritable bénédiction !
Et quand j'utilise des termes aussi religieux pour caractériser quelque chose, croyez-moi, c'est que c'est du lourd ! ;o)
Nous sommes en février, et me voici donc inscrite au Blog Colis#2.
La G.B.O (gentille bloggeuse organisatrice) nous a demandé de l'informer sur nos goûts, nos dégoûts et surtout sur d'éventuelles allergies, afin de ne pas finir aussi ronde qu'un poisson lune en colère !...
Je ne sais pas vraiment ce qui m'attend et je sais encore moins comment je vais préparer mon colis, mais je sens déjà poindre une excitation comparable à celle qui précède une rencontre de bloggeuses.
Quand le mail indiquant le destinataire de mon colis "régional" me parvient, je n'en crois pas mes yeux : Mitsu !!...
Incroyable comme le hasard se démène pour être toujours là où il fait mouche, n'est-ce-pas.
Miss Mitsu, c'est la belge praline.
La petite nouvelle que nous attendons impatiemment de rencontrer dans 10 jours, à peine.
Je commence donc à cogiter, de la cervelle de canuts, un saucisson de Lyon, une rosette ou un jésus ?!...
Difficile sélection quand on vit dans la capitale de la gastronomie.
Le temps passe, très vite et, voilà que je reçois un gros carton venu d'ailleurs tandis que mon colis-board est bien loin d'être terminé, que la date limite d'envoi approche à grand-pas et que ce foutu thé n'est pas encore arrivé.
Mais devant cette gigantesque surprise à dépecer, tout sentiment de honte ou de culpabilité s'envole et je me jette sur les bouts de scotch que je déchire à belles dents - et avec des ciseaux aussi ;o)-.
Oh un Pain d'épices aux figues et aux raisins...
Waouh une Limonade artisanale à la Violette, quelle excellente idée.
Je sens que sa durée de vie sera désespérément courte à celle-là !! J'adôre la violette !
Tiens du Saucisson au Maroilles !?...
Au Maroilles ?!
Ah bon, ils font du Maroilles en Belgique aussi ?!
J'aperçois alors le petit mot noirci par cette écriture ronde, féminine, gourmande... et signé Elo !
Elo ? Elo ?... Elodie, bien sûr, mais, que je sache, Mitsu ne se prénomme pas Elodie ?
Qu'est-ce-que ... ?
Je retire les mains du paquet pour lentement diriger mon regard vers l'étiquette mentionnant l'adresse du destinataire.
Toujours dans l'euphorie du fiévreux dépeçage, je ne réalise pas que ma bienfaitrice est ma partenaire de blog-colis et je me dis que décidément, elle est adorable cette Madame P'tits Gourmands.
Quand je vous disais que j'étais une Sélénite ;o) lol
J'avais tout enregistré de travers.
Depuis le début, je m'étais persuadée que la personne à laquelle je destinais mon cadeau régional était forcément celle qui m'enverrait le sien !... Un simple échange en somme.
Pourtant, j'avais lu le règlement. Oui, je l'avais lu.
Et le comble de l'étourderie, c'est que je n'avais pas pu me retenir de joyeusement et naïvement demander à Mitsu si elle avait des envies particulières pour sa "surprise" !...
Gentiment, elle me répondit qu'elle "ne savait pas si j'avais le droit de le dire !".
J'avais envie de disparaître sous mon bureau.
"Mais quelle gourde", me répétai-je. C'est pas possible d'être lunaire à ce point-là.
Je repris mes esprits, ce qui ne fut pas difficile devant ce qui me restait à déballer - mille mercis Elo ;o) - et poursuivis l'exploration les mains tremblant sous le coup des émotions.
Où en étais-je ? Ah oui !
Un magnifique Saucisson au Maroilles que je m'empressai de sortit de son papier kraft.
Une Terrine à la Bière brassée à l'ancienne... Mmm avec un bon pain aux graines de lin et des cornichons, tout bêtement, une merveille.
Des Gaufres Paysannes au chocolat !
Le paquet n'a pas tenu 24h Elo, je crois que je vais t'en commander car j'ai cherché depuis et je n'en trouve vraiment pas.
Des Caiou Choco - Yes, encore du chocolat, mais comment as-tu deviné ma gourmandise pour ce noble produit ? ;o) -.
Alors ça aussi c'était une denrée jusque-là inconnue pour mes papilles.
Ces petites friandises aux " noix de cajou et amandes grillées, enrobées de miel et de caramel, légèrement vanillées sont des croquants traditionnels aux qualités gustatives exceptionnelles ... réalisées selon la tradition artisanale à base d'amandes et de riz soufflé " précise la petite étiquette.
En dégustant ces petits cailloux noirs, à la surface délicieusement rugueuse, je me suis dit qu'ils auraient constitué un joli chemin gourmand à la maison en pain d'épices d'Hansel et Gretel.
Qu'au lieu des frêles miettes de pain, si le Petit Poucet avait pu en semer quelques-uns, peut-être ne se serait-il pas perdu ?
Les becs fragiles s'y seraient cassés les dents ;o) !!
Le dernier trésor, et non des moindres, était une boîte de Véritables Sablés-Blond des Flandres.
Fondant, au bon goût de beurre, fameux pour un tea time raffiné et très gourmand.
Elodie, encore une fois je te remercie chaleureusement pour ce petit bout d'un Nord Ch'ti que je connais mal mais dont mes papilles goûlues me parlent encore, grâce à toi.
Je tenais également à saluer une dernière fois notre G.B.O teutonne pour ce très beau "jeu".
Une troisième édition tu dis ? ! J'en suis bien sûr.
09 mars 2007
Tsukune : Brochettes de Boulettes de Poulet
Oh my gosh !
Février fut un mois de folie !
J'étais heureuse, crédule, la tête dans les nuages, je visualisais ce joli mois comme étant celui qui me raccrocherait au wagon de mes objectifs bloguesques .
A savoir, recommencer à publier plus régulièrement, voire de façon pluri-hebdomadaire.
La quotidienneté me semblant plus qu'ambitieuse cette année.
Quand j'y songe, je me demande encore comment, l'an dernier, j'ai pu écrire un billet par jour pendant si longtemps !?...
Ce mois-ci étant mon préféré, parce que c'est Mon mois, tout cela semblait être de bon augure.
D'autant qu'une des plus grandes réunions de Pralines Déjantées se dessinaient à l'horizon - pour un gros aperçu de notre joyeuse fiesta c'est par ici (pour la touche de La Sieste) et par là (pour la griffe de La fille Ringo Churros ) ;o) -.
Et quelle fête chères camarades bloggeuses, ça vaut le coup d'oeil, je ne peux que vous en souhaiter d'aussi belles.
Désormais, en plus du 19, le 24 février sera à marquer d'une pierre dorée.
D'ailleurs je crois que nous n'aurons d'autre choix que de commémorer cette date les filles ;o) .
Avec la frénésie ambiante qui régna durant tout le mois, et comme vous pouvez le constater, je n'ai guère scribouillé par ici.
Ce qui est synonyme de recettes et de photos accumulées sur mon pc ou sur papier volant, mais également de mails désespérément en attente de réponse.
Ajouterais-je des desseins esthétiques contrariés ?
Non, je crois que je vais me mettre à pleurer.
Alors pour me faire pardonner et, je l'espère, combler l'estomac hystérique de La Saucisse, un joyeux et adorable luron croisé lors de la soirée sus-citée, voici le plat salé que j'avais choisi de concocter pour mes nouvelles amitiés bloggesques.
Les Tsukune - prononcez Tsoukouné -.
Derrière ce nom peut-être un peu barbare et sans conteste exotique pour nos oreilles de franchouillards, se cache un met d'une enfantine simplicité.
Il s'agit tout bonnement de poulet, mixé, malaxé avec un peu de poudre de Perlimpin afin d'obtenir ces boulettes, si rondes, si goûteuses et qui finalement me font penser à un plat de fast-food !
Mais attention, pas du mr doe ;o)
Non !
Certes, c'est du "easy-quick food".
Oui, c'est ludique, idéal pour les enfants et les palais les plus réfractaires à la grande gastronomie, mais c'est de la qualité, sii mâdâme !!
Si vous avez déjà tenté les yakitori, ces "bistrots" japonais où l'on sert principalement des plats populaires, des brochettes, sans tralala ni tapis roulant à sushi, vous avez dû les rencontrer.
Bon, il est vrai qu'en France, les restaurants japonais ne sont pas aussi spécifiques et serviront aussi bien des brochettes que du tonkatsu (porc pané), des sashimi ou des sushi.
Quoiqu'il en soit, puisque le Yakitori ne vient pas jusqu'à vous, laissez-moi apporter dans la chaleur de votre doux foyer ce petit bout de la vie trépidante d'un tokyoïte, qui, entre le métro du matin, les ramen du midi et le shinkansen du soir, languit de prendre un peu de bon temps et se restaure, rapidement mais savoureusement, avant les derniers verres de sapporo ou de saké qui lui tiendront compagnie sur le chemin du retour...
TSUKUNE - BROCHETTES DE BOULETTES DE POULET
Pour 4 personnes :
350g de viande de poulet 
2 oeufs
1 càc de sel
2 càc de farine
2 càc de maïzena
6 càs de chapelure
3 cm de racine de gingembre
Pour la sauce Yakitori :
(je double ces doses pour avoir la joie ultime de les tremper encore et encore ...)
4 càs de saké (de cuisine !)
5 càs de sauce soja japonaise - Kikkoman -
1 càs de mirin
1 càs de sucre en poudre
1/2 càc de maïzena mélangée dans 1 càc d'eau froide
ERRATUM :
J'ai complètement oublié de préciser que la version que j'ai servie aux
Pralines, avait été personnalisée avec de la mimolette extra-vieille et
du cheddar.
Dans chacune des boulettes, j'avais glissé des petits morceaux de l'un
ou l'autre fromage qui fondait délicieusement à la cuisson, corsant
ainsi les saveurs déjà présentes, et qui avait le bon goût de gentiment
dégouliner lorsque l'on mordait à pleine dents dans ces petites
cachottières...
Il vous faudra également 8 à 12 brochettes en bambou de 15cm de long, de préférence mais évidemment, si vous ne trouvez que les 30cm, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;o)...
Ainsi que du sanshô* ou du schichimi togarashi *.
N.B : Je vous conseille de faire tremper les brochettes dans l'eau au moins 2h avant voire toute la nuit.
Cela évitera qu'elles ne brûlent sous le gril.
Découper la viande de poulet en petits morceaux puis la hacher.
Mettre tous les ingrédients pour les boulettes dans le mixer, sauf le gingembre.
Se mouiller les mains et prendre une cuillère à soupe du mélange dans la paume afin de confectionner une boule de la taille d'une balle de ping-pong.
Bien sûr, vous pouvez les faire plus petites. Pour cela, choisir une cuillère à café.
Personnellement, je les préfère ainsi, c'est encore plus facile à manger !
Récupérer le jus de gingembre.
Pour ce faire : râper le morceau le plus finement possible, presser le gingembre râpé pour en extraire le jus puis jeter la pulpe - ou l'utiliser ultérieurement dans un plat mijoté par exemple-.
Amener une grande casserole d'eau à ébullition.
Y verser le jus de gingembre.
Faire blanchir les boulettes environ 7mn pour les plus grosses et 3mn pour les plus petites.
La viande change de couleur et les boulettes remontent à la surface.
Les retirer à l'aide d'une écumoire et les sécher sur du papier absorbant.
Préparer la sauce :
Dans une petite casserole, porter à ébullition tous les ingrédients, hormis la maïzena délayée.
Réduire le feu et laisser mijoter 10mn environ, jusqu'à ce que la sauce ait légèrement diminué.
Ajouter la maïzena diluée dans sa cuillère d'eau de façon à épaissir un peu cette sauce.
Verser dans un bol.
Enfiler 3-4 boulettes sur chaque brochettes.
Faire cuire sous le gril du four, th.6-7, ou au barbecue, en maintenant les extrémités hors du feu, il faudra pouvoir les saisir ;o) ...
Les laisser brunir quelques minutes en les retournant puis les badigeonner de sauce avant de les remettre sous le gril.
Répéter cette opération encore deux fois.
Si vous êtes en manque de gril ou de barbecue, il est tout à fait possible de procéder à la cuisson finale dans une poêle, à sec.
Procéder de la même manière :
mettre les brochettes dans une poêle très chaude, les retourner de temps à autre afin de dorer chaque face.
Les enduire de sauce avant de les repasser sur le feu et recommencer.
Assaisonner de sanshô ou de shichimi togarashi et servir avec le restant de sauce dans un bol.
Vous connaissez sans doute plus sûrement le sanshô que le shichimi togarashi !...
Et pourtant... :o)
Si vous me connaissez depuis plus d'un an, maintenant ;o), vous vous souvenez peut-être que j'avais déjà évoqué ce nom aussi compliqué à dire que "les chaussettes de l'archiduchesse ", et que je vous avais même proposé un modus operandi pour faire le vôtre sans sortir de votre cuisine ;o).
Petit rappel donc :
Le premier, celui que l'on nomme également "poivre japonais", est en fait du poivre de sichuan légèrement grillé, moulu auquel on ajoute un peu de sel. Les arômes boisés et citronnés du sichuan sont sublimés et demeure une épice très facile à consommer, y compris pour les plus petits, par exemple, car il ne pique pas.
D'ailleurs, si vous avez du sichuan dans vos petits pots, voici comment, en quelques minutes, faire un Sanshô-maison .
*SANSHO-MAISON
Prendre soin de trier votre sichuan afin d'en retirer les graines noires et luisantes qui sont en fait extrêmement dures et donnent de l'amertume au mélange.
Mettre 2 càc de gros sel pour 5 càs de baies.
Faire chauffer à feu moyen en remuant sans cesse et ôter du feu lorsqu'un peu de fumée commence à s'échapper du mélange.
Laisser un peu refroidir et broyer à l'aide d'un mortier (un peu laborieux mais ça peut remplacer la séance de gym ;o) ) ou d'un mixer.
Le mieux étant d'avoir un moulin à café électrique qui est définitivement l'outil idéal pour faire toutes sortes de mélanges d'épices maison.
Conserver votre sanshô dans un pot hermétique, à l'abri de la lumière.
*Le Schichimi Togarashi est une poudre aux sept épices.
Bien sûr, si vous "googlisez" le terme, vous trouverez différentes versions de ce sept-épices nippon, mais si je regarde simplement l'étiquette de mon pot, voici ce que je lis :
piment, zeste d'orange, graines de sésame noir, graines de sésame blond, poivre japonais (sanshô), gingembre et algues (nori grillée).
C'est une épice vraiment très savoureuse mais prenez garde, ça pique et ça fait méchamment marcher le canal lacrymal si on en abuse !!
Voici un lien vers mon schichimi togarashi-maison - en bas de page -, je suis bien trop crevée pour tout réécrire, du moins ce soir ;o).
02 février 2007
Petite Terrine d'Agrumes à l'agar-agar
Pour clore le souper nippon, j'avais envie de continuer dans le sain et le léger alors je me suis précipitée sur mon ordinateur pour fouiller dans mes livres virtuels.
Quoi !?
Ne me dites pas que vous ne l'avez jamais fait ?!!
Jamais vous n'avez offert un livre de cuisine qui vous plaisait beaucoup en le scannant avant de l'enrubanner ?
Moui, je vous crois à peine.
Et bien si cela peut en déculpabiliser certain(e)s, j'en possède quelques-uns.
Mais uniquement des livres de cuisine.
Des livres que de toute façon je n'aurais jamais achetés parce que l'investissement ne me semblait pas valable vu le peu de recettes qui me convenaient.
Pour certains volumes, je n'ai donc pris que ce qui m'intéressait...
En revanche, je ne scanne pas les romans.
Non, ça jamais.
Premièrement parce que je trouve vraiment désagréable de lire sur un
écran, cela semble nuire légèrement à ma capacité d'évasion ?
C'est moins intense, moins sensuel, moins imaginairement réel.
Certes, se balader sur le site de la BNF
et profiter des trésors de la littérature gratuitement - mais
virtuellement - peut se révéler être un incontestable plaisir et même
un moyen de découvrir des textes inconnus, rares ou jusqu'à présents
absents de notre patrimoine personnel, mais l'objet-écran agit comme
une barrière .
Ce qui m'amène tout naturellement à mon "deuxièmement" : le livre en tant qu'objet, a ce petit quelque chose d'irremplaçable que nulle photocopie même "proprement" reliée ne saurait remplacer.
Je
suis sans doute ce que l'on peut appeler une fétichiste des livres.
Mes
livres et moi c'est une grande histoire d'amour, depuis toute petite.
Je
n'ai jamais pu m'en défaire, ne serait-ce que d'un seul.
Même le plus
pourri, le plus inintéressant, le plus mal écrit... En fait, je me
demande si j'en ai qui le soit vraiment étant donné qu'ils furent tous un choix
conscient et consenti d'avance ou par instinct, de ma part.
Bon, objectivement, il doit bien y en avoir un ou deux mais il va falloir que je cherche ;o).
Quant à ceux que j'ai "perdus" pour les avoir prêtés, cela m'énerve
tellement lorsque j'y pense, que je deviens "grip'livres" ;o) .
Et
bien sûr, ces derniers faisaient forcément partie des livres que
j'avais particulièrement aimés et que j'avais voulu partager avec
l'emprunteur.
Un signe d'affection, d'intérêt pour l'Autre qui n'a jamais trouvé d'écho.
Quelles tristes déceptions.
Finalement, ces petits détails vous en
apprennent parfois plus sur ceux que vous appréhendez comme étant des
gens biens, ouverts et vrais, et avec lesquels vous avez quelque chose en
commun...
Evidemment, je n'ai pas la même relation avec mes livres de cuisine.
Même si je dois avouer que depuis la naissance de ce blog je n'ai jamais autant acheté de livres ou magazines culinaires, je n'ai pas cette passion que certaines d'entre vous affichent joyeusement sur leurs blogs.
Ne vous méprenez pas, ce n'est pas une critique, je me demande bien ce qu'il y aurait à critiquer sur ce point-là, d'ailleurs.
Mais quand je vois les impressionnantes bibliothèques de Sylvie (Amuse-Bouche), de Mamina et toutes les autres, je me sens un peu comme le "vilain petit canard" de la junglosphère ;o)
Et j'ose à peine évoqer les sidérantes, stupéfiantes, éblouissantes collections d'Hélène de Cannes ou de Barbichounette : 300 livres, la fille !!
Vous vous rendez compte !
Trois Cents livres de cuisine; 3 fois 100 bouquins avec tout plein de pages remplies de recettes, de trucs, d'astuces, de photos alléchantes etc ...
J'en suis restée complètement coite.
Et, bien que je considère, en un sens, que ce phénomène soit une addiction, donc une maladie obsessionnelle ;o), et je le dis en connaissance de cause, hein Barbichounette ;o), sache que je te remercie chaleureusement d'avoir eu la patience de mettre sur ton blog les jolies couvertures de chacun de ces ouvrages, consciencieusement classés, répertoriés, archivés.
Je n'en connais pas la moitié !
Et je dois avouer que, un peu grâce aux culino-bibliovores de tonespèce, je n'ai jamais acheté autant de livres culinaires en une année ;o)
Mais attention, cela n'a aucune mesure avec cette frénésie qui est la tienne lol ! Si j'en ai acquis 5 en tout et pour tout, c'est bien le bout du monde.
Bref, ce n'est pas demain la veille que je risque de vous concurrencer les filles ;o)
Le livre duquel est issue cette recette ne rentre pas dans cette catégorie puisqu'il a été offert, mais il pourrait, éventuellement, faire partie d'une future fièvre acheteuse, glissé entre deux pièces de théâtre ou deux essais lors d'une excursion Decitre-Fnac !
C'est une petit dessert très estival, évidemment modelable à volonté selon les goûts et les saisons.
Idéal pour utiliser l'agar-agar qui est parfois difficile à doser, du moins, les premières fois, tandis que l'on n'a pas encore expérimenté l'hallucinante rapidité de gélification du "kanten" (agar-agar en Japonais ;o)).
C'est ultra-frais.
Les morceaux de fruits en transparence sont du plus bel effet dans l'assiette. Et il clôturera aussi bien un repas léger, à tendance exotique, qu'un dîner plus terroir et plus "lourd" en calories
PETITE TERRINE D'AGRUMES A L'AGAR-AGAR
(extrait de Cuisine Minceur - La popote des Potes - Ed.Hachette)
Pour 4 petit moules individuels/ ramequins :
4 oranges
1 petite pomme
1/2 pamplemousse rose
40cl de jus d'agrumes frais (orange, citron, clémentine, etc...)
1 càs d'eau de fleur d'oranger
2,5 gr d'agar-agar - soit 1càc rase environ -
Eplucher les oranges et le pamplemousse à vif.
Ne pas perdre le jus qui s'écoule, pour ce faire, les peler au-dessus d'un saladier.
Eplucher la pomme.
Etant donné que l'on travaille sur des portions individuelles, couper les les fruits en petits dés.
Tapisser les ramequins/moules de film alimentaire.
Dans une petite casserole, verser le jus d'agrumes et la fleur d'oranger.
La mettre sur feu doux et lorsque le liquide est tiède, ajouter l'agar-agar.
Porter à ébullition en remuant sans cesse, environ 10-12mn.
Verser immédiatement un peu de jus d'agrumes dans le fond des ramequins.
La prise devrait être quasi-instantanée.
Au besoin les placer au frigo quelques minutes.
Dans ce cas, maintenir le liquide au chaud, sur feu très doux et rajouter un peu de jus de fruits si cela s'évapore.
Mais attention, si l'on rajoute plus de 10cl, il faudra rajouter un peu d'agar-agar (environ1/4 de càc).
La couche inférieure a légèrement durci : disposer les morceaux de fruits par-dessus.
Recouvrir de gelée, puis une autre couche de fruits, et ainsi de suite jusqu'à épuisement des matières premières.
Placer au régfrigérateur jusqu'au moment de servir.
Bien sûr, au lieu des petits moules individuels, vous pouvez utiliser une petite terrine en procédant de la même manière; sans oublier le film alimentaire qui permettra un démoulage très facile et sans risque.
Enfin, ne soyez pas trop brusque non plus.
Si vous craignez l'acidité des agrumes, changez de fruits lol !!
Non, je plaisante.
Vous pouvez adoucir ces terrines en ajoutant u1 ou 2 cuillères à soupe de sucre pour gelée de fruit dans le liquide en ébullition, ce qui aura en plus le mérite d'aider à la gélification du dessert.
Très facile à faire. Rapide, avec des ingrédients ultra simples et courants dans vos cuisines et hyper-lights, ces petits ronds de couleur sont aussi un formidable moyen de faire manger des fruits aux plus réticents.
Si vous ne connaissez pas l'agar-agar ou faites partie de celles et ceux qui redoutent les aliments qui "tremblotent quand on les secoue ;o)", prenez votre courage à deux mains et lancez-vous car je vous assure que :
d'une, ce n'est pas si "délicat" qu'il y paraît et cela n'a rien à voir avec la so british "jelly" (pardon pour les fans mais les vibrations douteuses de ce dessert ont dû marquer ma mémoire d'enfant ;o))
et de deux, c'est vraiment, vraiment bon, frais, ludique, gouleyant... enfin ça a tout bon, quoi !
Pour d'autres desserts légers à l'agar-agar, je me fais un peu de pub ;o) et vous renvoie à ces billets :
Flans de Coco à l'agar-agar
Petits Délices Mangue-Fraise au Miel de Lavande
Panna Cotta de Soja au Chocolat blanc
Panna Cotta de Soja Mûre-Miel de Trèfle
01 février 2007
Haricots Verts Mijotés à la Japonaise
Pour accompagner le Porc sauté au chou et au gingembre, pour apporter un peu plus de couleur et pour changer ou pour compléter l'éternel gohan (riz blanc nature), j'aime préparer ces haricots croquants.
Ils sont pour moi comparables à une gourmandise.
La première fois que j'en ai mangé, j'étais plutôt réticente car je ne savais pas ce qu'étaient ces "petits pétales roses"* qui les surmontaient...
En plus, ils sentaient fort le poisson.
" Etrange.
Brrr, vraiment ces japonais ne savent plus quoi inventer pour saupoudrer aussi systématiquement leur nourriture de trucs bizarroïdes. Comme si le fait d'avaler du poulpe cru ne leur suffisait pas !...", me disais-je.
Vous l'aurez deviné, j'ai complètement changé d'avis aujourd'hui.
J'aime cette cuisine japonaise si authentique, si saine, toujours dans le respect du produit, dans la recherche du sens et de l'harmonie dans la relation homme-nourriture-nature.
J'aime vous faire découvrir cette cuisine japonaise quotidienne, bien loin des stéréotypes que la plupart d'entre vous possède; involontairement, par ignorance, bien sûr - et le terme ici, n'est pas utilisé péjorativement -.
Mais aussi sous l'influence médiatique quelque peu forcée des magazines, culinaires ou non.
Que l'on parle de sushi ou des plus grands marchés de poissons, quand on évoque le Japon, cela revient au même... L'association inconsciente se fait, comme pour le français avec son béret et son litron de rouge, aujourd'hui encore, on pense poisson cru lorsqu'on pense alimentation japonaise.
Les préjugés ont la dent dure. Tous les préjugés hélas.
Et c'est une tare humaine que j'ai toujours eu à coeur de combattre, que ce soit en cuisine ou ailleurs.
Je m'efforce de laver mon cerveau de tous les clichés qu'on lui a inculqués dans l'enfance et que l'on tente encore chaque jour de lui faire ingugiter.
Mais revenons-en à nos haricots - le compteur tourne ;o)-.
Il n'y a rien d'extraordinaire dans cette façon de les cuisiner, si ce n'est la bonite séchée et le bouillon dans lequel ils cuisent.
Je crois vraiment que le plus extraordinaire sera pour vous d'acheter des haricots verts frais et de les équeuter ;o) !!
Sincèrement, depuis combien de temps n'en avez-vous pas préparés ?
Allez, je suis sûre que vous êtes assez nombreuses dans ce cas lol...
C'est l'occasion de reproduire ces gestes que vous avez vu faire par vos grands-mères ou vos mères ;o).
HARICOTS MIJOTES A LA JAPONAISE
Pour 4 personnes :
300g de haricots frais, parés
375ml de dashi premier*
3 càs de sauce soja
2 càs de saké ( à défaut, du vin blanc sec)
2 càc de copeaux de katsuobushi (bonite séchée et fumée)**
Après avoir parés les haricots, les couper en tronçons de 5cm.
Dans une casserole, mélanger les haricots, le dashi, la sauce soja et le saké.
Porter à ébullition à couvert.
Baisser le feu et laisser mijoter jusqu'à ce que les haricots soient juste tendres.
Les égoutter et réserver le liquide de cuisson.
Disposer les haricots en pyramide dans les bols de service.
Verser un peu de bouillon dessus et saupoudrer de bonite.
Servir à chaud, à température ambiante ou glacé.
Vous pourrez en préparer une grande quantité sans aucun problème puisqu'ils se conservent parfaitement 2-3 jours au frigo. Sinon, il vous siffira de les congeler ainsi que le bouillon.
Pour le bouillon Dashi*, je vous remets un lien vers l'article que je lui avais consacré, ICI.
Le plus simple et le plus rapide étant de l'acheter déshydraté en granulés, par exemple.
Mais qu'est-ce-que le Katsuobushi ou Bonite Séchée** ?
Encore un produit très fréquemment utilisé au Japon mais totalement inconnu de nos placards.
Comme je vous le disais plus haut, il s'agit de copeaux de bonite séchée et fumée.
La bonite est un poisson gras, cousin du thon, que les japonais utilisent le plus souvent râpé sur diverses préparations.
Les copeaux de bonite que l'on trouve dans les épiceries asiatiques n'ont rien à voir avec ce que l'on pourrait appeler chez nous, des aliments déshydratés.
Il s'agit juste d'aller un peu plus vite en s'évitant de râper son morceau de bonite soi-même, c'est tout.
Si l'on s'aventure à approcher le nez du sachet de bonite, cela sent un peu le poisson, forcément.
Mais rassurez-vous, le goût n'est pas aussi prononcé que ce que l'on pourrait croire.
Ces petits pétales roses confèrent même une saveur salée et fumée très agréable aux plats qu'ils relèvent.
A utiliser sans modération lorsqu'on aime.
31 janvier 2007
Porc Sauté au Chou et au Gingembre
Puisque mon FAI refuse obstinément de me fiche la paix depuis deux semaines, je suis obligée de m'exiler.
Je vogue d'un pc à l'autre sans jamais avoir suffisamment de temps pour faire tout ce que je souhaiterais.
Ce petit inconvénient m'a fait prendre conscience à quel point cela peut être pénible, pour moi, d'écrire un billet culinaire ailleurs que dans un cadre qui me corresponde plus ou moins, que j'ai choisi pour des qualités évidentes de bien-être, de chaleur et d'univers.
Un lieu dans lequel je puisse me sentir bien, un minimum, en somme.
La semaine dernière, je métais rendue dans cette librairie-cyber-café 38, rue Thomassin qui se nomme joliment "Raconte-moi la Terre" (lien).
Je connaissais déjà cet espace internet et c'est tout naturellement vers ce lieu chaleureux et propice aux voyages, tant imaginaires que sensoriels, que je me suis tournée.
Cet endroit est un paliatif des plus enchanteurs à mon petit "coin informatique perso".
Ainsi, les euros dépensés, en sus de la facture mensuelle, passent tout de même un peu mieux et je ne ressors pas en pestant contre des fournisseurs incompétents et sans scrupules mais plutôt contente de ce petit moment de quiétude passé "en société".
Et même si je regrette que l'on ne puisse pas lire n'importe quel type de bouquin - à moins d'en avoir un sur soi - tandis que l'on déguste le café du jour, douillettement lové dans les larges bras d'un fauteuil aux couleurs vives, c'est pour l'instant, le seul cyber-café qui ne sape pas mon inspiration et ne me donne pas envie de fuir au bout de 5mn.
Mais pourquoi n'ai-je pas décidé d'y aller aujourd'hui !?
Par flemme, par manque de temps et parce que j'avais terriblement envie de terminer au moins un billet cette semaine. Je me retrouve donc dans un "point net" pour gamers, juste à côté de la maison !!
Oh my god !
Non pas que j'ai quoi que ce soit contre les "geeks et autres otaku ou gamers fous" - j'en suis peut-être une parfois ;o) - mais franchement, je ne pensais pas que cela me dérangerait à ce point d'écrire dans cette ambiance.
Tout d'abord le local.
Car il s'agit bien d'un local pareil à celui que le club de lecture de l'association des mères du 3ème et heureuses de l'être - mais secrètement désireuses d'échapper à la tyrannie du foyer qui les rend chèvres - ou qu'une bande de potes ayant créé un super groupe underground-hardcore auraient pu louer pour s'exprimer et se défouler.
Une grande pièce froide, aux murs gris-déprime, tachetés de-ci, de-là d'un poster à la Frazetta (célèbre dessinateur d'heroic fantasy, très talentueux d'ailleurs) ou représentant l'héroïne d'un manga quelconque.
Peu, voire pas de filles.
Ou alors la personne qui se camoufle devant moi sous une capuche, recroquevillée sur sa chaise en est une ?!?...
Je détonne dans ce décor, ou plutôt, cette absence de décor.
Tellement que j'ai l'impression que c'est moi qui décore !
Episodiquement, quand un oeil se détache d'un écran, je ressens, de la part de cette moitié de regard qui fugacement se pose sur moi, comme un petit malaise, vraisemblablement dû à mon état de femelle.
Mais le reste du temps, lorsque c'est moi qui détaille ce qui m'entoure, ce ne sont que touffes de cheveux, mi-longs, très courts ou ébouriffés, coiffées de casques surdimensionnés.
Chacune à leur tour, ces toisons sont ébranlées de spasmes sporadiques provoqués par la destruction virtuelle d'un monstre ennemi ou par la mort du "héros-joueur"...
Je ne sais pas si mes chats sont dérangés par le bruit mécanique que font mes doigts lorsqu'ils pianotent, à vitesse grand V sur le clavier, mais les cliquetis frénétiques et les grognements plus ou moins affirmés qui s'échappent de mes voisins commencent à me taper sur le système.
Tous ces éléments, ajoutés les uns aux autres, me font dire qu'il y a de fortes chances pour que je ne finalise pas encore aujourd'hui ce satané billet... Et je ne parle même pas d'aller consulter mes mails.
Tiens, c'est marrant, je me demande ce que cela donne lorsque, le soir venu, le "halo de lumière" éclairant chaque proéminence casquo-capillaire les met davantage en évidence, jusqu'à ce que l'on ne voit plus qu'elles.
Brrr... Limite surnaturelle comme expérience ;o)
Et c'est ainsi que certains pensent avoir vu des manifestations de l'au-delà ou des petits hommes gris-verts lol !
C'est bien beau mais tout cela se trouve fort éloigné du thème originel, me direz-vous.
Oui, vous avez raison.
Rien à voir ! Mais il faut croire que finalement, l'endroit n'est pas aussi dénué d'inspiration que ce que je pensais.
Ces petits désagréments techniques me permettent de me consacrer davantage à mes autres activités, dont la cuisine, évidemment mais pas uniquement.
Et même si, parfois, je suis prise d'envies pressantes de tapoter le clavier et de me griller les cornées sur l'écran plat de La bête informatique, je suis, dans un sens, bien contente de pouvoir terminer des livres commencés depuis des mois, pour certains, de faire plus d'exercices physiques ou de pouvoir me remettre à la pratique du Gravollet*, entre autres choses.
*Pour les non-initiés, c'est un ouvrage d'exercices "déclamatoires et respiratoires" et de prononciation pour comédiens et/ou chanteurs, qui date de Mathusalem, peut-être, mais que je m'étais jurée de reprendre, pour revenir aux racines et un peu par sentimentalisme sans doute, car c'est avec lui que j'ai commencé chez mon premier professeur d'art dramatique.
De ce fait, je me suis retrouvée dans l'obligation consentie de préparer des repas rapides, légers tout en répondant aux envies gustatives du jour.
Ce plat de porc sauté est un de ceux que j'adore cuisiner tant il est simple et vite fait. Et, cela va sans dire, savoureux.
En général, je lui associe quelques édamamé ou, comme cette fois-ci, des haricots verts mijotés à la japonaise.
PORC SAUTE AU CHOU ET AU GINGEMBRE
Pour 4 personnes :
400g de porc -morceau à griller, filet ou escalope sans trop de gras-
8 feuilles de chou chinois
60ml de sauce soja
2 càs de saké
1 càc de sucre
1 càs d'huile de sésame
3 càc de jus de gingembre
1 càc de gingembre frais râpé
un peu de ciboule (facultatif)
Tout d'abord, pour obtenir du jus de gingembre, il suffit de presser du jeune gingembre frais (vert si possible) dans un tamis au-dessus d'un bol.
Pour 3 càc il faut un morceau de 10-15 cm de long, environ.
Mélanger le sucre, le saké, la sauce soja et le gingembre râpé dans un bol et remuer jusqu'à ce que le sucre soit dissous.
Couper le porc en fines lamelles de 5cm environ.
Mettre la viande dans la marinade et laisser reposer 10mn.
Pas plus au risque de voir la viande durcir de trop.
Pendant ce temps, vous pouvez soit passer les édamamé dans l'eau bouillante ou commencer à faire mijoter les haricots verts.
Egoutter la viande et réserver la marinade.
Ôter les grosses côtes des feuilles de chou et les tailler en carré (env.4cm de côté).
Faire chauffer l'huile dans une rgande poêle ou un wok et faire sauter le porc 3mn.
Ajouter le chou, la marinade et le jus de gingembre.
Faire sauter jusqu'à ce que le tout soit bien chaud.
Servir avec des édamamé ou les haricots verts mijotés ou, plus "traditionnellement", du riz blanc.
Parsemer éventuellement de ciboule ciselée.
C'est vraiment un plat sans prétention, ultra simple et très parfumé.
Facile, à la portée de tous, il pourrait même épater des amis que l'on invite un soir, comme ça, de façon imprévue.
Et en plus, c'est light et sain.
Que demander de plus ?
28 janvier 2007
Velouté de Patates Douces, Lait d'Amandes, Crème de Coco, Parfumé au Carvi
Je cède, sans résistance, à la tentation des soupes et autres chaleureux veloutés de légumes.
Et pour tout dire, été comme hiver.
Ce qu'il semble loin le temps où les parents, les grands-parents se sentaient obligés d'utiliser le régime de la terreur pour faire avaler une soupe de légumes à leurs marmots :
" Si tu manges pas ta soupe, le croque-mitaine va venir te chercher !",
ou encore "si tu finis pas ta soupe, tu resteras petit !"
Peur ultime que de ne pas grandir pour l'enfant qui n'a qu'une envie, pouvoir intégrer le monde de sa grande soeur, de son grand frère ou de "ceux" du lycée.
Etre grand, pas forcément adulte mais faire partie des "grands".
Aujourd'hui la soupe est tendance, et pas seulement parce que c'est de saison.
Cette mode doit son succès, entre autres, aux nombreux livres de soupes, récemment mis à l'honneur, et aux magazines culinaires qui; à l'instar de la presse féminine qui s'emploie à nous parler de régime lorsque les fêtes sont passées, c'est-à-dire 10 mois sur 12; ont la chance d'avoir des thèmes prémâchés en s'appuyant sur la nature et sur le rythme des saisons - ou ce qu'il en reste -.
C'est ainsi que du 21 décembre au 21 mars, les couvertures de notre presse favorite étalent, devant nos yeux ébaubis, des soupes toutes plus aguicheuses les unes que les autres ou des plats bien réconfortants et énergétiques pour nous aider (quelle gentille attention ;o)) à supporter la rudesse hivernale.
Moi, la soupe, j'ai toujours aimé ça ... mais ce n'est pas pour cela que j'ai démesurément grandi ;o).
C'est peut-être parce que ma douce Mamie fait les meilleures soupes, avec les meilleurs légumes du monde entier : ceux du jardin.
C'est peut-être parce que j'ai eu la chance de connaître cette authentique et divine saveur du légume longuement, amoureusement cuit dans une marmite avant d'être simplement écrasé au presse-purée puis marié aux produits laitiers.
C'est peut-être aussi parce que les parfums qui ont envahi mes narines à l'époque, demeurent si présents dans ma mémoire sensorielle.
Certes, ma grand-mère y est pour beaucoup puisqu'elle m'en fait toujours et entretient cet amour à grand coup de tupperwares remplis à ras bord.
Ces parfums de campagne, cette odeur de poireau si forte, si rustique et ces pommes de terre qui ont toujours été si drôles à voir "éclore" de sous terre; je les aime.
Les gigantesques courges étaient sublimées et bien moins impressionnantes sous cette forme...
Et c'est sans nul doute, une de mes préférées.
Et la gratinée.
Si elle n'est pas ma soupe favorite, elle reste celle qui me vaut les meilleures réminiscences. Et ces dernières sont centrées sur les circonstances qui l'amenaient sur notre table.
Un soir de fêtes, un retour de chasse.
Ou un départ à la chasse, au petit matin.
Après une soirée joyeuse et arrosée entre amis ou voisins. Ou simplement avec des personnes de passage.
La fraternité et la gaieté semblaient toujours accompagner ce bouillon bien spécial.
Ma première gratinée fut l'occasion de découvrir cette ambiance et les coutumes qui lui sont rattachées.
Les croûtons, le fromage râpé...
Mon grand-père découpa des tranches de pain rassis, avec son vieil opinel, niché dans sa poche par tous les temps et dans chaque pantalon - tant et si bien que je me suis demandé combien il en avait ;o) -, et les frotta avec une gousse d'ail.
Je le regardais faire en gobant les mouches.
Ensuite, ils les jeta nonchalemment dans son assiette creuse.
J'attendais de voir la suite, car je sentais bien que ce n'était pas fini, en regardant ces drôles de navire s'entrechoquer au large de leur mer intérieure.
C'est alors qu'il prit le bol dans lequel ma grand-mère disposait une tonne d'emmental ou de comté râpé, et que de sa "grosse main", il en saisit une bonne portion, avant de le déposer savamment sur les croûtons-navires.
J'avais sans doute déjà envisagé le potentiel d'amusement que ce rituel pourrait me procurer.
En effet, quoi de plus rigolo que de jeter des trucs dans un liquide !?
Ca éclabousse, ça fait des ronds dans le liquide, ça mouille les autres éventuellement. Puis, après, si ça flotte, ce qui était le cas, ça fait des bateaux et des histoires ...
Même dans un diamètre aussi restreint que celui d'une assiette à soupe, il y avait matière à s'amuser.
Je vous rappelle que je suis fille unique - et m'en porte comme un charme - et que je ne me suis jamais ennuyée seule. Pour cela, il fallait tout de même que je me trouve quelques occupations,voire quelques passions.
De toutes sortes. Intellectuelles, manuelles ou les deux.
La soupe est donc tenda
nce.
Tellement qu'hier encore, à la fnac, je découvrais de nouveaux petits livres qui leur étaient exclusivement consacrés.
Plus fort encore, on ouvre des "bars à soupes".
A Lyon, il y a un magasin, vers la place Bellecour, qui vend principalement des soupes "de luxe", et de qualité semble-t-il, en bouteilles. Je crois que l'on peut déguster sur place également. Goûter avant d'acheter, le top !
Il y a peu, j'ai vu un reportage dans lequel certains intervenants, nutritionnistes ou tenanciers de "bars à soupes", vantaient les mérites d'une alimentation liquide...
Mouais. Là, ça allait un peu loin tout de même.
Je veux bien admettre que la soupe soit un repas complet, plus ou moins équilibré et satisfaisant mais de là à imaginer ne manger que cela, il y a un abîme.
Au regard de tout cela, la tendance, la saison, l'amour des légumes et des soupes, je ne pouvais plus ne pas acquérir un robot mixer plongeant.
L'ancien étant incapable de produire des purées de légumes dignes de ce nom, j'en étais réduite, jusque-là, à utiliser le bon vieux presse-purée ou la fourchette. Et très franchement, je ne devais pas avoir le talent de nos ancêtres car je n'ai jamais été contente du grain obtenu.
Depuis cet achat, j'avoue être, hum, comment dire, relativement euphorique, même quasi maniaque ;o). Dès que je vois un légume, je veux le mixer !!
Alors pour tester la bête, je me suis jetée sur des patates douces, que j'aime particulièrement en dessert ou en morceaux dans des bouillons japonais, et j'ai préparé ce velouté assez exceptionnel !! ;o).
VELOUTE DE PATATES DOUCES, LAIT D'AMANDES, COCO ET CARVI
Pour 3 assiettes :
1 1/2 grosse patate douce
200g de potiron
10cl de lait d'amandes+ 3 càs
10cl de crème de coco+ 1 càs
1 bonne càc de carvi moulu
Fleur de sel
Poivre noir fraîchement moulu
Noix de coco râpée (facultatif)
Faire cuire le potiron et la patate douce, épluchés, dans une grande casserole d'eau jusqu'à ce qu'ils soient moelleux.
Egoutter et mixer (yes !!) finement.
Assaisonner selon votre goût.
Mettre la purée de légumes dans une casserole, ajouter le lait et porter à légère ébullition sur feu moyen.
Ajouter la crème de coco et laisser chauffer 2-3 mn supplémentaires.
Dans un petit bol, mélanger le lait et la crème restants.
Déposer quelques louches de velouté dans les assiettes, verser un peu de mélange lait-coco froid dessus et saupoudrer largement de carvi (selon vos goûts, évidemment).
A mon humble avis :
C'est positivement délicieux.
Ce velouté est d'une douceur extrême, tant dans la texture que dans les arômes qui s'y marient.
Un peu sucré, un peu acidulé.
Formidablement nutritif tout en sachant rester léger sur l'estomac.
J'ai juste regretté de ne pas avoir acheté davantage de potiron et de patates douces.
Sans conteste, un must chez moi. Ma mère en est dingue !!
26 janvier 2007
Coco (chocolat) de Gérard Mulot
J'adore la neige et j'adore l'hiver.
Plus généralement, j'aime les saisons.
Toutes les saisons.
Marquées, distinctes, accompagnées de leur florilège de caractéristiques toutes plus féériques les unes que les autres.
Vous imaginez mon désarroi face à l'état des lieux des conditions climatiques actuelles.
Les saisons se détraquent, les intempéries ne trouvent plus leur place et nous ne sommes plus très loin de voir les mini-jupes faire tourner les têtes en plein mois de décembre...
Outre les conséquences plus sérieuses que cela implique, c'est le visage de la nature, de nos campagnes, nos montagnes et de nos villes qui s'en trouve changé.
Décidément, nous ne sommes jamais satisfaits.
J'étais la première à admirer ces cristaux de neige se déposer délicatement sur les toits, les voitures et les arbres de mon environnement urbain...
Mais j'étais aussi la première à me plaindre de l'infâme gadoue qu'ils laissaient rapidement s'installer derrière eux en mourant aux premières lueurs du jour.
Aujourd'hui, tandis que Lyon affiche un soleil radieux et que la pellicule de neige sur mon balcon résiste coûte que coûte, j'ai envie de bataille d'or blanc, de rondouillards et sympathiques bonshommes à la carotte en guise de nez, de cette odeur de montagne si familière, si particulière et que seule la neige fondant sur des moonboots mouillées sait dégager...
Mais comment cuisiner la neige ?
A moins d'être Inuit, musheur ou aventurier des steppes glacières, je me vois mal récupérer une boule de neige dans ma casserole pour faire cuire mes légumes !...
C'est dans cet esprit que j'ai songé à la noix de coco.
Et vous vous demandez pourquoi la noix de coco, quel rapport ?
Pour évoquer l'ambiance des sommets savoyards, par exemple, vous auriez pensé à un bon plat genre "comfort food" !
Certes, mais ce n'est pas ce que je recherchais.
Je ne voulais pas spécialement me transporter en altitude, ni me visualiser sur une peau de bête devant la cheminée ronronnante d'un chalet suisse... :o)
Tout ce que je souhaitais, c'était avoir la sensation de "travailler la neige", là tout de suite. Dans mon cadre citadin, sans mise en scène, rien.
Il me fallait trouver un ingrédient autre que le sucre glace qui me laisse cette sensation de la "manipuler", de l'incorporer à une préparation.
Il m'importait peu que le résultat ressemble à une montagne enneigée.
Parfois, il ne faut pas chercher plus loin que ce que l'esprit nous insuffle. Prendre la pensée brute sans analyser, sans sophistiquer les choses.
Certes, je vous le concède, la pensée semble paradoxale.
Associer à la neige, donc à l'hiver, un élément aussi antithétique que la noix de coco, ce symbole éclatant et ô combien récurrent pour la plupart d'entre nous, de l'exotisme insulaire, de la farniente au soleil sur une plage de sable fin, cela peut surprendre...
Rien à voir avec les cimes blanches des géants de pierre.
Et pourtant, ne vous fait-elle pas penser à la douce et froide neige, dans sa blancheur immaculée, la légèreté et la finesse de ses grains ?
N'est-ce-pas le seul ingrédient, avec le sus-cité sucre glace, que l'on puisse réellement mettre en comparaison avec la neige ?
Bref, quoiqu'il en soit, tout était clair dans ma tête, j'allais préparer quelque chose à base de coco en poudre.
Et très honnêtement, je doute que le soleil qui inondait mon bureau à cet instant n'ait été étranger à cette drôle d'association mentale.
Une douceur plutôt.
Tea time approchait et je réservais l'inspiration nippone pour le souper.
J'eus alors l'ingénieuse (oui, oui, un peu péteux mais ça fait du bien des fois, non ;o)) idée d'aller approfondir la lecture des livres que m'avaient procurés Véronica, de La popote de Véro .
C'est un peu grâce à elle et à sa bienveillante générosité, que j'ai pu littéralement me tordre de plaisir cet après-midi ;o)
C'est elle déjà qui m'avait plus ou moins réconciliée avec les ouvrages de Ducasse; vous voyez, le vilain bonhomme pédant à lunettes !
Mais la belle ne s'était pas contentée de partager un seul et unique livre, non, non, non.
Au milieu du lot, il y avait ce bouquin, très rose, très coloré, à la couverture très reconnaissable.
Il s'agissait du livre de Gérard Mulot.
Alors celui-là, j'avoue être passée plusieurs fois à côté en luttant quelque peu pour ne pas me vautrer goulûment dessusau milieu du rayon culinaire de la fnac ...
J'aimais tout dans ce livre : la couverture, très rose, très macaron, très "sweet candy". Audacieuse, un peu régressive, voire carrément "girly".
J'avais été immédiatement séduite, pourtant, je ne l'avais pas acheté.
Question de préférence sans doute, puisque lorsque je me perds dans les labyrinthes d'une librairie, j'en ressors inévitablement les bras chargés de romans ou d'essais et bizarrement, rarement de livres de cuisine.
Mais assez bavassé, voici sans plus attendre la recette telle que racontée dans l'ouvrage de Gérard Mulot.
COCO (CHOCOLAT) de Gérard MULOT
Pour 10 gâteaux :
Ganache chocolat :
2 càs bien pleines de crème fleurette
50g de chocolat noir à 53%
75g de confiture de framboise (ou abricots dans la recette d'origine)
Pâte à la noix de coco :
80g de sucre semoule
65g de farine
1 càc bombée de levure
1 càc bombée de sucre vanillé
40g de miel
100g de lait entier frais
2 oeufs
100g de noix de coco râpée
80g de beurre
. Préparer la pâte à la noix de coco :
Mélanger tous les ingrédients dans l'ordre, sauf le beurre, pour obtenir une pâte homogène.
Laisser reposer une heure au frigo avant de l'utiliser.
. Pendant ce temps préparer la ganache :
Hacher le chocolat puis dans une petite casserole, chauffer la confiture à feu doux.
Dans une autre casserole, porter la crème à ébullition.
La verser sur le chocolat haché et mélanger doucement avec une spatule.
Tout en remuant, incorporer la confiture encore chaude.
La ganache doit être lisse et onctueuse.
Réserver à température.
Préchauffer le four th.6 (180°c).
Dans une petite casserole ( ou au micro-ondes), faire fondre le beurre.
L'incorporer, fondu mais refroidi, à la pâte qui reposait au réfrigérateur.
La travailler jusqu'à ce qu'elle redevienne homogène.
Beurrer et fariner les moules (sauf s'ils sont en silicone), puis avec une poche à douille, ou avec une cuillère si vous craignez cet ustensile ou n'en avez pas, tout simplement,garnir les moules de pâte aux 2/3.
Puis remplir la poche de ganache, enfoncer l'embout au coeur du gâteau pour y déposer une noix de ganache chocolat-framboise.
Sortir la douille et, au-dessus de chaque petit gâteau, dessiner une spirale en chocolat.
Faire cuire 20mn environ. Le coco-chocolat doit rester fondant.
Laisser refroidir avant de démouler.
La seule chose qui m'a quelque peu déroutée, c'est que je ne pensais pas que la ganache, sur le dessus, disparaîtrait presque totalement de la surface !...
Il se peut également que le coeur en chocolat soit "attiré" vers le bas ( l'attraction terrestre ;o)) et, de ce fait, que la pâte attache un peu.
Pour ne pas perdre ce coeur et démouler votre gâteau avec un énorme "trou au derrière", pensez bien à beurrer les moules et passez une spatule sous le biscuit.
Mon avis :
J'ai pensé à toi Mamina , car je sais que tu n'aimes pas la noix de coco.
Et je me suis dit que, pour une fois, c'était vraiment dommage, ces petits gâteaux, tout simples, sont de véritables concentrés de plaisir.
Moelleux, gourmands, pleins de saveurs, avec un petit air régressif : la ganache intérieure encore chaude s'échappant lentement du coeur est un aller-simple pour la damnation ! ;o)
Surprenant.
Vraiment, je ne m'attendais pas à cela.
C'est la grande surprise du livre de Gérard Mulot, il est accessible, nature, pas prétentieux pour deux sous et regorge de merveilles aussi bien chic et choc, que populaires et authentiques.
Un seul mot à l'issue de la dégustation qui ne s'éternisa pas, croyez-moi ;o) : Encore.
Je ne regrette nullement mes délires et mes envies neigeuses de cette matinée...
Et ce soir, un petit repas japonais, histoire de manger light et sain pour la bonne conscience et on recommence ;o) !!
N.B:
J'ai modifié les quantités pour la ganache qui, selon moi, n'étaient pas suffisantes par rapport au nombre de gâteaux obtenus.
14 janvier 2007
Shortbread au Cheddar & Piment d'Espelette
Vestiges des mignardises et autres petits essais de la période des fêtes, ces shortbreads revisités en version salée, sont devenus, pour moi, une valeur sûre et s'inscrivent en lettres manuscrites dans mon petit cahier.
Il n'y a pas grand-chose à en dire si ce n'est qu'ils sont vraiment très bons, très goûteux, fondants et originaux.
J'ai tout simplement repris ma recette fétiche de scottish shortbread (sans oeuf pour Mme Papilles , à ne pas confondre avec les sablés français ;o) en l'adaptant très légèrement.
Je les ai refaits pour mes petites Pralines avec lesquelles j'avais rendez-vous ce samedi soir, histoire de bien commencer 2007.
Si la texture du shortbread peut s'en rapprocher, je ne suis pas de l'avis de ceux qui lui trouvent une quelconque similitude gustative avec le sablé.
J'ai choisi un cheddar fort en goût, même s'il y a plus corsé, évidemment.
Mais il s'agit de ne pas tuer "le petit beurre écossais", ni le piment basque que je lui ai associé, histoire de constraster la douceur fromagère du-dit British :
Un cheddar affiné 9 mois, d'une belle couleur tendrement orangée (idéal aussi pour les Mac and cheese... je ne vous dis que ça !).
La teneur en graisses du fromage modifie quelque peu et épaissit la texture friable de la pâte, ce qui est parfait pour un biscuit salé.
Très rapides à faire, ils s'inviteront tout naturellement pour un apéritif improvisé, un pique-nique, un buffet, au bord d'un bol de soupe de potiron - un pur régal testé et approuvé par votre serviteur ;o) -, ou simplement en petit en-cas salé pour réfractaires au tea time sucré.
SHORTBREAD AU CHEDDAR & PIMENT D'ESPELETTE
Pour 6 personnes :
100g de cheddar
120g de farine
75g de beurre
1/4 càc de sel
1 càc rase de piment d'espelette
1/4 càc de poivre noir fraîchement moulu
Mélanger le beurre pommade, le sel, le piment et le poivre jusqu'à obtention d'une consistance bien crémeuse.
Bien incorporer le cheddar en copeaux et la farine tamisée.
Façonner une boule et laisser reposer 30mn au frigo.
Pour la présentation, j'ai choisi de lui donner la forme d'un "petticoat tail".
Vous savez, ces shortbread circulaires avec les petits trous sur le dessus et délicatement ornés de stries sur les bords...
En réalité, il existe des moules bien spécifiques pour faire ce genre de shortbread mais je n'ai pas la chance d'en posséder un.
J'ai tout simplement pris une fourchette et négligemment tracé des petites rayures sur le bord de mon shortbread arrondi et aplati pour l'occasion ;o)
Une fois ce petit labeur effectué, enfourner à four préchauffé, th.6 pendant 15-20mn.
Comme pour tout shortbread, il est vivement conseillé de découper les parts tant que le biscuit est chaud.
Ce qui est totalement impossibe à faire par la suite puisque ce type de pâte est bien trop friable à travailler à froid.
Personnellement, j'adore le mélange cheddar-piment d'espelette.
Le fromage est le premier à se manifester auprès de nos papilles puis, timidement mais sûrement, le piment d'Espelette se rappelle à notre bon souvenir.
Un délice si rapide à préparer qu'il serait dommage de s'en priver d'autant qu'il laisse libre court à toutes vos lubies.
Et si vous souhaitez avoir un avis plus objectif sur la question, je vous suggère d'aller directement demander aux Pralines elles-mêmes ;o)
11 janvier 2007
Mille et Une Epices n°2 : Graines & Racines
Voici le second épisode sur les épices.
Après les "Moulues" précédemment survolées dans ce billet (clic), je vous présente les graines et racines que j'avais commandées sur le site Mille et Une Epices.
Aujourd'hui, nous allons directement à l'essentiel.
Pas d'historique, ni même de petite histoire dans la grande.
Don't worry !
Sur votre gauche, vous pouvez admirer, outre de somptueuses couleurs, de gauche à droite :
Le Poivre de Sichuan entier
Le Poivre Long
Les Graines de Fenugrec
Le Poivre à Queue ou Cubèbe
En remontant le long du piment d'Espelette entier, vous apercevez un bout de
Curcuma racines
Au centre :
Le Macis et à ses côtés Le Safran.
Sur cette photo de famille, il nous manque notre petit Galanga Racine, que j'évoquais la dernière fois. Mais regardez le coquin trôner sur la deuxième photo. Oui, là au centre, le "morceau de bois séché" .
* Le Poivre de Sichuan :
Il semblerait qu'en 2007, il n'est nul besoin de présenter le poivre de Sichuan, qui n'a de poivre que le nom puisque ce sont en fait des petites baies, fruits séchés d'une plante à fleurs blanches, presque vertes, que l'on récolte avant maturité.
On le trouve souvent sous le nom de Zanthoxylum dans les épiceries chinoises.
Ainsi, avant de connaître ce produit, je me suis faite avoir :
j'ai acheté du poivre de sichuan dans un petit pot doseur, style "qui-se-décarcasse", et lorsque j'ai vu "cette épice inconnue et jolie", bien évidemment, je n'ai pas su résister.
Ce n'est qu'après m'être un peu documentée que j'ai saisi la signification de l'oeil amusé de la caissière chinoise, ce jour-là, devant mes trois tonnes de Sichuan dans différents emballages !!
Cet arbuste est très répandu à travers toute l'Asie, mais certaines variétés poussent également en Amérique et en Afrique.
Cependant, et d'après mes sources, celui que nous trouvons par chez nous provient exclusivement de la Chine du sud ou du Vietnam.
Le poivre de Sichuan possède un goût piquant, acide, anisé et citronné.
Il existe des espèces spécifiques servant à la cuisine locale, dont une qui m'est particulièrement chère puisqu'il s'agit du poivre dit Japonais, le fameux Sanshô.
L'arôme de ce dernier est extrêment proche du Sichuan certes, mais il est davantage citronné, avec selon moi, "comme une odeur de verveine" inexistante chez son cousin chinois.
Pour devenir sanshô, le poivre de Sichuan serait légèrement grillé, moulu puis mélangé à du sel. Il n'est donc pas rare de le trouver sur les tables au même titre que l'éternel couple "salière-poivrière".
On le dit riche en huiles essentielles dont la citronnelle, entre autres.
Stimulant la salivation, facilitant la digestion voire même antirhumatismal et analgésique.
On l'utilisera volontiers pour relever la viande de porc, la volaille, les poissons, les soupes, les pâtes, une omelette ou les pommes de terre.
On trouve le Sichuan dans le mélange 5 épices (badiane, fenouil, cannelle, girofle).
Consommé en trop grande quantité, il abîme les papilles et peut irriter l'estomac
* Le Poivre Long :
"Mais qu'est donc cette drôle de bête", me suis-je dit la première fois que je l'ai aperçu !
Comme son nom l'indique, le poivre Long fait partie de la famille des Pipéracées.
C'est une plante grimpante dont les épis coniques; mesurant de 2 à 3cm, brunissent une fois séchés.
N'est-il pas magnifique ce poivre !?
J'ai eu un véritable coup de coeur visuel.
Je fais grâce aux esprits tordus ou farceurs des analyses freudiennes désuètes !
Son utilisation, bien qu'ancestrale puisque très apprécié des Grecs et des Romains, est beaucoup plus rare à notre époque.
Fort en goût mais peut-être un peu moins que le poivre noir; et encore, c'est une question de palais; il est plus sucré et plus doux, plus "coloré"... D'aucuns lui trouvent un petit rappel de cannelle.
Comme le poivre noir, il s'accomodera parfaitement avec les viandes rouges, les légumes, les oeufs, les soupes, les salades, le pain, le fromage , les desserts et le chocolat...
Relevez une salade de noires de crimée et de vertes zébrées, le dépaysement est assuré en toute simplicité ;o)
N.B: Comment ne pas penser aux salades dites d'été lorsqu'en plein coeur de l'hiver, le thermomètre annonce 15 degrés !?...
Ces tomates peuvent assez facilement se trouver sur nos marchés aujourd'hui, c'est tendance et vraiment sublime.
La pipérine contenue dans le poivre est utilisée en médecine pour renforcer l'estomac.
C'est aussi un tonifiant - regardez la tête de quelq'un qui croque un grain de poivre, tout de suite il devient plus actif, plus bougeon, un peu comme avec le piment ;o)- .
Le réchauffement qu'il provoque stimule la sécrétion de salive et de sucs gastriques, facilitant ainsi la digestion.
* Le Poivre à Queue ou Cubèbe :
Le Cubèbe est tout simplement un poivre noir, somme toute assez classique, si ce n'est sa forme rigolote et sa petite "queue de têtard".
Son arôme rappelle celui de son petit frère, en plus raffiné, plus acide et plus présent en bouche.
Son utilisation est similaire mais avec une telle originalité de forme, on ne peut que se permettre quelques fantaisies : avec des fraises, du melon, et la "fade pastèque" lui devra une fière chandelle pour séduire les non initiés... Bon, d'accord, un peu téméraires les novices ;o).
* Les Graines de Fenugrec :
Encore une plante ancestrale, dans laquelle, il semblerait que tout soit bon.
On dit que les Grecs mâchaient des graines de fenugrec grillées dans l'huile d'orge pour stimuler la réflexion - si l'on en juge par les grands penseurs qui traversèrent les années fastes de cette glorieuse civilisation, il serait urgent d'en faire mastiquer à un certain Georges, à un Nico voire même à une Ségolène ou un Jacquot ;o)... et puis à tout le monde, tiens, soyons généreux ! -.
On utilise les feuilles séchées ou fraîches ainsi que les graines séchées, entières ou moulues.
Son odeur très caractéristique sera perçue, selon les individus, comme rappelant le céleri, le curry (évidemment puisqu'il lui est indispensable), l'orge fraîchement moulu, le caramel (!?), le zan même nous dit Wikipédia !!!...
Son goût, épicé, amer et puissant, est lui aussi très reconnaissable.
Très présent dans la cuisine indienne et arabe, il entre dans la composition de nombreux mélanges d'épices comme le ras-el-hanout, les currys, le massala et dans les chutneys hindous.
On l'utilise aussi dans les pâtisseries, les ragoûts, les pickles (pour un délicieux pickles d'aubergines, allez voir par ici, chez Valérie de Cuisine et Voyage clic), les pains, les salades, les gratins, avec les poissons, les viandes, les légumes, les plats égyptiens ou éthiopiens.
On peut également le faire germer et dévorer les jeunes pousses en salades saines et pleines de vertus.
On lui attribue les propriétés thérapeutiques suivantes :
- renforce les veines
- remédie aux maladies vasculaires et hémorroïdes
- anti-inflammatoire, la médecine naturelle le prescrit souvent en cas de rhumatismes ou de maladies biliaires.
* Le Curcuma Racine :
Appelé également le "safran du pauvre", et rhizome de cette superbe plante, le curcuma est, je crois, une des épices que j'utilise le plus aisément.
Il est cultivé depuis plus de 2000 ans en Asie du sud, sud-est.
La majeure partie du curcuma consommé dans le monde provient d'Inde.
On utilise les rhizomes tuberculeux de la plante, rappelant ceux du gingembre (voire même du galanga par certains côtés), en plus étroit.
Frais, leur écorce est jaune-marron et la chair d'un joli orange vif.
Une fois récoltée, la racine est bouillie puis immédiatement séchée.
Après avoir retiré la couche externe, les racines sont prêtes à être râpées, moulues pour en faire du curry ou tout simplement l'intégrer dans des plats de riz, des paëllas, des desserts, soupes, sauces, des plats de crevettes, de volailles etc.
Par exemple, sa saveur légèrement musquée et délicate parfumera agréablement un faux risotto milanais, tandis que son colorant jaune teintera tout aussi bien le plat que le précieux et dispendieux safran.
Le Curcuma est sacré pour les hindous qui le vénèrent et l'associent à la fertilité.
Il y a peu, il servait encore à teindre les capuchons des moines bouddhistes.
Il paraît que les chrétiens l'utilisent aussi pour colorer les oeufs de Pâques.
Ses propriétés thérapeutiques sont les suivantes :
- le colorant - la curcumine - provoquerait un drainage biliaire
- efficace contre les troubles intestinaux
- globalement excellent contre les maladies du foie et de l'estomac
* Le Macis :
Encore une épice ancestrale puisque l'on a retrouvé des noix de muscade dans les tombeaux égyptiens.
Certes cela ne signifie pas qu'elles étaient utilisées avec leur enveloppe comme elles le sont de nos jours, mais tout de même !...
Le macis est en fait l'enveloppe du fruit du muscadier, dont la noix de muscade est le noyau.
Vous connaissez donc tous et toutes à peu près, l'odeur de cette épice.
crédit photo Wikipédia.org
Ce sont de jolies coques, fines et fragiles, assez difficiles à râper tellement elles peuvent être cassantes.
Leur odeur est, selon moi, légèrement plus parfumée, plus musquée que la muscade.
Il est paradoxalement plus doux en bouche, tout en étant plus aromatique que la noix de muscade.
Si l'on peut remplacer la noix par le macis, je pense que l'inverse ne se peut pas.
Très facile à utiliser, tout comme la muscade, il s'emploie, moulu ou râpé, dans les béchamels, les purées de pommes de terre, les omelettes, quiches, potages, tartes salées ou sucrées, salades de fruits, pâtisserie ...
Il rentre dans la composition du Ras-el-Hanout.
Ne pas utiliser le macis à l'excés au risque de gâcher le goût de vos plats et pensez à l'intégrer après la cuisson pour éviter qu'il ne chauffe.
La noix de muscade a toujours sa place dans l'homéopathie actuelle et protégeait des furoncles et des ulcères, simplement portée dans une poche.
J'ignore si le macis en fait autant ;o)
De même que je n'ai pas réussi à trouver la confirmation ou non du danger de l'abus de macis !?...
Attention :
il est dit qu'une dose de 1 à 6 càc (?) de muscade peut être toxique car les substances qu'elle contient agissent de la même façon que la mescaline et l'amphétamine sur l'organisme, provoquant évanouissements voire pire.
* Le Safran :
Le fameux Crocus Sativus.
Originaire d'Asie occidentale, cultivée en Inde, en Chine, en Iran, en Irak et dans le bassin méditérranéen - surtout en Espagne -, cette épice aussi raffinée au goût que sa fleur est belle, le safran est le caviar du domaine des arômes.
En cuisine, on utilise les délicats pistils séchés, entiers ou moulus.
Mais pourquoi est-elle si chère ?
Parce qu'il faut entre 200 et 400 000 pistils de crocus sativus pour obtenir 500g de safran, soient environ 100 000 fleurs pour 1 kilo de safran sec, et que ces stigmates sont récoltés exclusivement à la main durant les 6 petites semaines de floraison.
Enfin, ils doivent être séchés le plus rapidement possible car ils perdent 80% de leur poids au cours de cette manipulation !...
Du fait des prix vertigineux du kilo de safran, plusieurs substituts ou compléments, outre le curcuma sus-cité, sont apparus.
Ainsi, le Carthame, les graines de carthame ou l'huile de chardon.
Je ne résiste pas au fait de vous raconter deux petites légendes sur cette épice :
Pour être heureux en amour les Phéniciens préparaient des gâteaux au safran en l'honneur de la déesse de l'amour et Marc Aurèle aurait été un aficionado de bains safranés censés teindre la peau et augmenter la virilité !...
Au diable les UV, Mesdames et Messieurs laissez tomber le bois bandé ;o) !!!
Le safran serait donc aphrodisiaque mais il apaiserait également les inflammations, stimulerait et tonifierait le coeur.
En Asie, en Egypte, en Italie et en Grèce, il aurait été utilisé comme hallucinogène en remplacement de l'opium.
Attention :
A l'instar de la muscade, pris en grande quantité, il serait un dangereux narcotique.
Une dose de 10-12g pourrait même être fatale.
Un de ses emplois les plus connus est sans doute dans le Risotto d'Oro ou alla Milanese :
un risotto tout simple, crémeux à souhait dont les secrets résident dans l'ajout de quelques pistils de safran et d'un savoureux morceau de moelle de boeuf.
Risotto alla Milanese sur Saveurs du Monde (fr)
Risotto alla Milanese sur Tendenze in Cucina (it)
On le trouve bien sûr dans les desserts, en pâtisserie, dans les paëllas, la bouillabaisse, ...
Il se marie idéalement avec le riz, vous l'aurez compris, mais aussi avec les pâtes et pourquoi pas cuites à la manière d'un risotto milanais.
Dans ce cas, pour l'esthétique et aussi un peu pour leurrer vos convives ;o), prenez des pâtes en forme de grains de riz comme le riso ou l'orzo pasta.
Il parfumera merveilleusement l'agneau, les volailles et le poisson en leur conférant cette envoûtante couleur d'or.
Enfin, quelques conseils pratiques pour ne pas vous faire avoir :
les pistils du safran au prix indécent sont rouge sombre et semblent élastiques.
Leur couleur jaune n'apparaît qu'une fois dilués dans l'eau.
Préférez l'achat de safran en stigmates, forcément authentique, qui conservera son arôme plus longtemps.
Comme toutes les épices, protégez-le de la lumière et de l'humidité.
* Le Galanga Racine :
De la famille des zingibéracées, comme le gingembre et le curcuma, le galanga se fait aussi appelé souchet odorant, grand galanga ou gingembre thaïlandais (n'est-ce-pas Claude-O' ;o) et provient des Tropiques avec un petit faible pour l'Indonésie.
Comme pour les autres zingibéracées cités, ce sont les rhizomes que l'on consomme.
Si le goût du galanga se rapproche du gingembre, il est toutefois plus fin avec des nuances de pin et d'agrumes.
Une épice de base de la cuisine asiatique, qui agrémentera les ragoûts épicés, les plats au curry, les volailles, les poissons et fruits de mer ou l'agneau.
Il se prépare comme le gingembre : après l'avoir pelé, on le coupe en morceaux, on l'émince, on le râpe.
Je n'ai jamais essayé mais j'ai lu qu'on pouvait le remplacer par du gingembre en diminuant la dose de moitié.
Bien évidemment, il possède, lui aussi, ses propres vertus thérapeutiques :
- au XVIème, un docteur écrit qu'il "rafraîchit l'haleine, soigne l'aérophagie et facilite la digestion".
- un mélange à base de poudre de galanga soulagerait les démangeaisons et les irritations cutanées.
- tonique et anti-bactérien
Maintenant, ce qui me désole le plus avec toutes ces superbes et odorantes épices en ma possession, c'est que:
s'il est vrai que joliment dispersées dans la cuisine et à portée de main dans leurs bocaux en verre, elles sont du plus bel effet, j'ai lu de part et d'autre que des contenants opaques leur seraient bien plus profitables...
Quel dommage !
Voilà, alors si vous ne trouvez pas ces épices à côté de chez vous, n'hésitez pas à chercher sur la toile, il existe des sites extrêmement sérieux et bon marché, comme celui qui fut mon inspiration et mon fournisseur pour ce billet :
Mille et Une Epices (non, je n'ai pas passé d'accord avec eux, je suis juste une cliente satisfaite).
08 janvier 2007
Roulés de Boeuf au Shiitake et Mimolette Vieille, façon Tataki
Comme le titre de ce billet vous l'indique clairement : embarquement immédiat pour le pays du Soleil Levant.
Le Tataki est une manière amusante et vraiment succulente de préparer la viande.
Pour leurs meilleurs morceaux de boeuf, les chefs japonais appliquent cette méthode de cuisson, bien particulière, qui consiste à rôtir le boeuf au charbon de bois, piqué sur de longues brochettes puis à le plonger dans l'eau froide pour arrêter la cuisson.
Fort heureusement, la cuisine n'est pas une science figée et je ne vous demanderai pas d'aller attiser les braises dans le barbecue qui patauge actuellement dans la gadoue ou qui dort tranquillement sous une bâche dans l'abri de jardin.
Non, Madame, ne songez pas non plus à déranger l'ours qui hiberne dans votre salon, ce ne serait pas digne de vous ;o)
C'est pas sorcier le barbecue, voyons ! lol
Oublions donc la cuisine en plein air et revenons dans la douce chaleur du coeur de la maison.
Pour réaliser cette recette - comme toutes les autres recettes nippones où le boeuf est grillé - un grill en fonte, adapté à votre cuisinière, fera parfaitement l'affaire.
Pas de grill en fonte ? Qu'à cela ne tienne.
Une poêle toute simple, chauffée à blanc, sans aucune matière grasse, conviendra tout autant.
Moi-même, je n'ai pas encore acquis de grill en fonte, et ce n'est pas faute de l'avoir noté maintes fois sur un papier volant censé représenter la liste des courses ...
De toute façon, nul besoin de s'arracher les cheveux, mesdames, car aujourd'hui ce n'est qu'une répétition.
La prochaine fois, puisque vous aurez été prévenues, il n'y aura plus d'excuses pour ne pas avoir le matériel nécessaire.
Pour vous motiver, pensez aux petits plats sains et savoureux qu'un tel objet vous permettra de préparer...
Que du diététique et du 100% pur goût !
N.B: Une vraie pub des années 50 ce paragraphe, non ?
J'ai pris quelques libertés quant à la tradition du Tataki puisque je n'ai pas fait mariner le boeuf et que je ne l'ai pas vraiment fait griller.
De plus, je l'ai carrément occidentalisé en incorporant un fromage bien européen : la mimolette vieille.
La mimolette n'est pas un fromage qui me séduit.
Je l'ai toujours trouvée fade et insignifiante - comme la plupart des fromages de Hollande d'ailleurs -.
Toute petite déjà, il ne fallait pas me parler de gouda ou d'edam; à mes yeux, ces ersatz de fromages ne tenaient vraiment pas la distance face aux St Marcellin, cervelle de Canuts, St Nectaire, Picodon, ou autres "petafine-maison" et reblochon.
Ahlala, et les petites tommes bien rustiques, bien goûteuses, avec le "bleu qui se gratte dessus"...
Je n'ose même pas évoquer la révolte qui s'emparait de moi lorsqu'à la cantine, j'apercevais ces petits ronds enrobés de papier rouge vif, qui n'avaient d'intéressant que leur peau en pâte à modeler, que l'on pouvait sculpter en nez de clown ou diverses choses, moins catho ;o)
Et puis, un jour, je suis partie à Amsterdam, avec un copain.
Ah Amsterdam, son port, ses canaux, ses vélos, ses péniches, ses musées, ses marchés et ses cafés...
Nous avions loué un appartement au coeur du quartier le plus vivant et sans doute le plus connu des jeunes touristes.
Et comme par hasard, il se trouvait juste à côté d'un des plus beaux marchés de la ville.
Je n'ai pas su résister à ces énormes meules de gouda au cumin, au curry, de mimolette jeune ou affinée, ...
Bien sûr, à cette époque j'ai révisé mon jugement sur les fromages de Hollande et j'ai, en partie, compris pourquoi on l'appelait "l'autre pays du fromage".
Hélas, de retour en France, adieu canaux, vaches, tulipes et jolies meules.
Les pauvres fromages néerlandais étaient si mal représentés qu'à nouveau, je n'ai pas hésité à les frapper d'ostracisme.
Jusqu'à la première semaine de décembre dernier durant laquelle j'ai redécouvert la mimolette de supermarché.
Au cours d'une des séances de courses hebdomadaires, je tombe sur un fromage étrange et familier, d'une belle couleur orangée.
Pas orange seventies, non.
Un orange plus doux, plus profond, moins superficiel, en somme.
Sur la tranche, une petite étiquette disait :
" Boule d'or - Mimolette vieille, affinée 12 mois en cave".
J'ai immédiatement senti qu'elle serait une bonne amie...
Et je n'ai pas été déçue.
La fin de semaine accueillait en son sein un évènement très attendu, puisqu'il s'agissait de l'atelier foie gras des Pralines.
Quel rapport êtes-vous tentés de me dire ?
Et bien, en fait, cet atelier fut l'occasion pour moi de découvrir ma nouvelle copine sous un autre jour encore.
Véro (La popote de Véro) avait confectionné pour l'occasion des " merveilleuses meringues surprise au coeur d'or"... vues dans je ne sais plus quel magazine, et pour lesquelles elle avait eu un coup de foudre.
Evidemment, vous avez deviné quelle était la nature de ce coeur.
Oui, c'était bien elle. La vieille fille la plus sexy et la plus appétissante que j'ai jamais rencontrée jusqu'ici : Miss Mimolette vieille 12 mois d'affinage ! ;o)
Il n'en fallait pas plus pour que la demoiselle soit dès lors constamment présente sur mon plateau de fromage.
Enfin, l'idée de l'incorporer dans cette interprétation du Tataki me vint grâce au souvenir de ces exquises brochettes canard-fromage que j'avais mangées dans un restaurant au Japon.
La suite, la voici ...
ROULES DE BOEUF AU SHIITAKE & MIMOLETTE VIEILLE
ou UNE VISION DU TATAKI
Pour 4 personnes :
400g de boeuf
3 belles ciboules
3 beaux shiitake frais (ou réhydratés)
1 belle carotte
30-40g de mimolette (selon les goûts)
60ml de sauce soja japonaise
60ml de mirin
2 càs de saké
2 càs de maïzena
1 càc d'huile de sésame
1 càs de sucre
Astuce :
Mettre le morceau de boeuf dans le congélateur environ 20mn avant la cuisson, afin de pouvoir aisément couper de fines tranches. Il ne doit pas être dur comme de la pierre, juste un peu transi.
Prenez un beau morceau, genre pavé, rumsteck, assez épais et d'une bonne largeur, il vous faudra pouvoir garnir les roulés.
Eplucher les carottes, laver et préparer le poireau et brosser les shiitake frais - plongez-les dans l'eau chaude 20mn minimum si les vôtres sont séchés-.
Sortir le boeuf du congélateur et le débiter en fines tranches.
Couper la carotte en fines lanières et retailler ces dernières en ajustant à peu près leur longueur à celle des tranches de boeuf.
Découper la mimolette en bâtonnets toujours au dimension des tranches de viande. L'épaisseur des bâtonnets dépendra de vous : si vous avez envie de la sentir fondre sous la dent, faites des bâtonnets assez larges, sinon, affinez-les.
Emincer les shiitake.
Enfin, couper la ciboule de façon identique.
Etaler le boeuf dans une assiette et le saupoudrer d'une càs de maïzena.
Disposer la garniture au centre de la tranche : une ou deux lanières de carottes, une tranche de shiitake, de la mimolette et de la ciboule.
Enrouler la tranche de viande et faire tenir le roulé à l'aide d'un cure-dent ou de ficelle de cuisine.
Répéter l'opération jusqu'à épuisement des ingrédients.
Saupoudrer du reste de maïzena.
Faire chauffer l'huile dans une poêle et faire cuire les roulés jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés.
Les sortir de la poêle et les poser sur du papier absorbant.
Maintenir la poêle chaude.
Dans un bol, mélanger le mirin, la sauce soja, le sucre et le saké.
Verser cette sauce dans la poêle chaude, porter à ébullition et ajouter les roulés.
Baisser le feu et laisser mijoter jusqu'à ce qu'ils soient cuits à point et que la mimolette dégouline joliment...
Si vous souhaitez une sauce épaisse, enlevez les roulés et faire réduire la sauce à feu vif.
Remettez-les roulés , baissez le feu et enrobez de sauce.
Disposer les roulés dans un plat de service ou dans les assiettes, ôter les cure-dents ou la ficelle.
Si votre morceau de boeuf était assez gros, couper les roulés en deux, de façon à obtenir des bouchées - je vous rappelle que nous sommes au Japon et qu'ils ne reconnaissent pas l'usage des fourchettes et des couteaux ;o) Les aliments préparés doivent donc être faciles à attraper et à engloutir en une bouchée ...
Servir accompagné du reste de sauce et d'edamame, par exemple, ou d'un bol de riz blanc.
Vous n'avez pas de ciboule, remplacez-là par des oignons jeunes avec leurs tiges, ou pourquoi pas de la ciboulette.
Vous pouvez également les garnir de tronçons d'asperges vertes, préalablement ébouillantées pendant 2mn - si fraîches- pour qu'elles soient croquantes et fondantes à la fois... Une merveille !!
C'est quoi l'Edamame ?
En fait, ce sont les fèves du soja vert dans leur cosse ou gousse.
Les japonais en raffolent.
On les retrouve régulièrement sur la table du déjeuner, du dîner ou même du petit déjeuner.
Ils les consomment aussi volontiers à n'imprte quel moment de la journée, en snack, en salade, en soupe ou en dessert !...
Elles regorgent de propriétés bénéfiques pour notre organisme.
Puisque c'est du soja, elles sont une source substantielle de protéines et de vitamines.
N'oubliez pas, pour le nippon, tout est bon dans le soja !
Les Nippons sont tous sveltes et ce sont tous des samouraïs, des sages zen ou bouddihstes !! ;o)
Où trouver l'edamame et sous quelle forme ? 
Généralement, on trouve ces "fèves ou haricots en branches" - traduction littérale - frais ou surgelés.
Il suffira de les cuire 4 à 5mn dans l'eau bouillante et de presser délicatement, sensuellement ou énergiquement l'enveloppe ; selon l'humeur; pour voir atterrir ces délicieuses petites fèves directement dans le gosier !
A Lyon, on les trouve bien sûr au Kazuki (clic) , 35, cours Gambetta, lyon 3.
Mais aussi parfois dans les épiceries du quartier chinois ou encore au Japon store, 103, rue Ney, lyon 6.
J'avoue que je n'ai jamais cherché sur le net mais il est possible que cela existe.
Tout existe sur internet; maintenant, à quel prix ??...
Pour finir, cette recette fonctionnera aussi très bien avec du porc, pourquoi pas du canard ou une autre volaille.
ITADAKIMASU !!!
07 janvier 2007
Diamants au Citron By Ducasse
Il est encore temps de narrer les délices dévorés, admirés et amoureusement préparés au cours de fêtes de fin d'année.
Pour le réveillon du 24, j'avais bien sûr, prévu, envisagé et imaginé mille plateaux dorés ou argentés garnis à ras bord de mignardises, de petits choux de toutes les couleurs, de sablés étincelants...
J'avais passé en revue tous les décors et les merveilles sucrées des Contes de Perrault, d'Andersen ou des frères Grimm pour m'en inspirer et commencer à rêver de Noël.
Puis, tel une mauvaise blague du miroir magique de Blanche-Neige et les 7 Nains, la pomme empoisonnée de la marâtre est venue m'étouffer.
J'ai bien failli y perdre quelques plumes d'âme et jeter la liste des réjouissances au feu.
Mais, après quelques heures de réflexion tendance psycho-zeno-bouddhiste, je me suis sentie libérée et l'éclat de la véreuse pomme s'est dissout, faisant place à un sentiment de liberté total.
Certes, j'allais amputer le menu de quelques douceurs mais je n'allais certainement pas rester les bras ballants devant mon four froid.
Et mes chats seraient bien obligés d'apprécier les truffes et les biscuits de Noël.
Après un bout de foie gras, cela devrait passer tout seul ;o).
Avant de terminer la décoration du sapin, je m'attelais à la fabrication des rescapés de la liste.
Comme je me félicite aujourd'hui de n'avoir pas succomber à la pression et à la tristesse.
C'est grâce à Véronica, la Popote de Véro, que j'ai eu la joie de déguster ces petites merveilles.
Elle m'a fait découvrir le livre de Ducasse sur les desserts.
Sans elle, je ne m'y serais peut-être pas intéressée de sitôt, agacée par le personnage que je trouve fort antipathique et suffisant.
Je ne reniais pas son talent mais l'idée d'aller dépenser un centime pour l'achat de ses livres m'exaspérait.
Merci Véro ;o)
En lemon-lover, j'ai tout de suite été charmée par ces somptueux Diamants au citron.
Mais soyons honnête, ils se seraient appelés "sablés empreinte au citron", ça n'aurait pas été aussi envoûtant, non ?...
J'avais déjà aperçu, chez Choupette, je crois, des petits sablés brillants de mille feux portant le doux nom de diamants qui ne m'avaient pas laissée indifférente.
Vous pensez bien que lorsque j'ai vu cette recette sur le gros livre de Ducasse, j'ai sauté dessus.
Et grand bien m'en prit, pour le plus grand plaisir de ma mère, ma grand-mère, mon Jules, les amis et les chats.
DIAMANTS AU CITRON by DUCASSE
Pour 80-100 diamants, selon la taille que vous leur donnerez :
La pâte :
600g de farine
400g de beurre pommade
200g de sucre glace
2 jaunes d'oeufs
Sucre cristal
Appareil au citron :
50cl de jus de citron - environ 6-8 fruits-
100g de sucre semoule (+40 si trop acide pour votre palais)
6oog d'oeufs entiers - soit 11-12 oeufs-
400g de beurre
150g de sucre semoule
Zeste de 6 citrons râpé finement
Les Diamants :
Mélanger tous les ingrédients sans donner de corps à la pâte.
La façonner en boudins de 1,5cm de diamètre environ et laisser reposer au réfrigérateur pendant 1 heure.
Préchauffer le four th.6/ 180°c.
Les dorer à l'oeuf, les rouler dans le sucre cristal puis les découper en tronçons de 1cm, ou plus, de long.
Coucher les cylindres sur une plaque en appuyant au centre afin d'y laisser une jolie empreinte.
Laisser reposer 30mn puis les cuire jusqu'à légère coloration - 10-12mn pour mon four -.
Appareil au citron :
Mélanger le jus de citron, le sucre semoule, le beurre et le zeste.
Faire chauffer doucement au bain-marie.
Battre les oeufs entiers avec les 150g de sucre restants, jusqu'à blanchiment.
Ajouter le tout au mélange précédent puis porter à 85°c.
N.B : Alors là, n'ayant pas de thermomètre de cuisson, j'ai fait au ressenti.
Le but est d'obtenir une sorte de crème, un peu comme un lemon curd.
Dès que vous la sentez épaissir en remuant et que la cuillère commence à "forcer", surveillez de près et retirer du feu avant que la-dite cuillère ne soit prisonnière de la crème ;o)
Elle doit être généreusement nappée.
Si nécessaire passer au chinois et réserver au frigo.
La dernière phase consiste donc à garnir les diamants de citron.
Avec une poche à douille, ou plus simplement une cuillère à café, déposer un dôme dans le creux de chacun d'eux.
Ensuite, vous pouvez vous amuser à les saupoudrer de tout ce qui vous inspire, vous fait envie etc ...
Je vous conseille de ne pas le faire trop longtemps à l'avance, car, à l'instar des macarons, par exemple, l'appareil au citron a tendance à ramollir le biscuit.
Ce qui est fort dommage car le croquant de ces diamants fait partie de leur pouvoir enchanteur, les cristaux de sucre prenant alors toute leur dimension et sublimant ce trait de caractère.
Comme vous avez pu le constater, les quantités sont gargantuesques.
Et ce sont bel et bien celles que j'ai appliquées à ma réalisation, téméraire la fille, hein ;o).
Plus de 10 jours après, les sablés - non garnis - croquaient toujours et la crème n'avait rien perdu de sa superbe.
Je me contentais de les laisser dormir sous un papier d'alu et de les remplir très largement de "curd" le moment venu.
Il est inutile je pense de vous conter le succès phénoménal qu'ils ont eu.
06 janvier 2007
Un "Bijou" que je désespérais de voir avant au moins 2008 ...
Très franchement, je n'avais pas spécialement prévu de jouer les midinettes euphorico-hystériques.
Mais après plus de 15 jours d'attente, là où il ne devait y en avoir que 4 ou 5, je ne peux m'empêcher de partager cette intense émotion avec quelqu'un d'autre que mes chats ou ma mère.
Alors je me suis dit que vous étiez les cobayes et les souffre-douleurs idéaux pour subir les assauts de ma joie exacerbée, enivrante, limite étouffante, débordante, provocante voire prétentieuse ...
Un enthousiasme simplement à la mesure du bijou en question : Dé-me-su-ré.
Pour la petite histoire, il faut d'abord que je vous dise que je possède, depuis 3 ans, en digne passionaria nippone que je suis, un APN (appareil photo numérique) Fuji.
Simple, compact et désormais désuet.
De toute façon, il l'était déjà au bout de six mois pour cause d'avancées frénétiques et irraisonnées des industriels qui, outre leur guéguerre inter-marques, livrent la plus grande bataille de leur vie commerciale en dépensant le plus gros de leur énergie à arnaquer le troupeau de consommateurs des pays dits riches...
Donc, après plusieurs années de bons et loyaux services, quelques accidents et quelques rayures, le vénérable Fuji se faisait vieux mais ne perdait rien de sa superbe.
Et très honnêtement, je ne voyais pas l'utilité d'en racheter un autre étant donné que ma décision était prise depuis des lustres : le prochain appareil à images serait une bonne caméra puis un réflex numérique, ou vice-versa.
Le prix des caméras de cinéma étant exorbitant, je calmais mentalement mes ardeurs, en faisant triste mine, déçue mais pas sans espoir, et me voyais déjà faire des courts révolutionnaires sur la vie épique des chats sur une rembarde de balcon de 10cm d'épaisseur, en super 8 !...
Côté photo, je m'imaginais parcourant le monde, une valise molletonnée de reporter sur le flanc, capturant les âmes des paysages, des objets et des vivants comme personne.
Les rêves ne sont-ils pas faits pour nous pousser à être démesurément "grands" et ambitieux ?...
Je gardais sagement ces visions dans un coin de ma tête en y pensant à chaque film visionné et à chaque photo, culinaire ou pas, prise.
Et puis, un jour, ce fut l'accident de trop.
Un malheureux raz-de-marée félin me fit lâcher l'engin qui alla percuter violemment le carrelage.
Le pauvre Fuji y perdit son objectif.
Je ne me suis pas démontée pour autant car je venais de commencer mon blog depuis quelques mois et il était hors de question que je ne prenne plus de photos.
Qu'elles soient à destination du blog ou pas.
Je pris donc l'objectif dans une main, le boîtier dans l'autre en me disant que cela me ferait un peu d'entraînement pour la manipulation du réflex !
Par chance, j'arrivai à lui soutirer quelques "jolies" photos et le monde n'y vit que du feu.
Ce n'est que durant la dernière sortie entre Pralines que l'une d'entre elles découvrit le pot au rose, dans un grand éclat de rire, en voyant ce pauvre Fuji perdre son oeil de verre et devenir aveugle... N'est-ce-pas La Sieste ;o)
De toute façon, c'était limpide depuis quelque temps déjà : soit j'investissais dans un nouveau compact, soit j'emmenais le Fuji chez l'ophtalmo, soit... soit je succombais au rêve.
Mais le rêve coûte très cher en ce moment, c'est un luxe qui devient de plus en plus inaccessible quand on veut le réaliser.
"En période de fêtes, il y a des occasions à ne pas manquer", pensai-je.
Alors, après plusieurs jours de furetage intensif, je jetais mon dévolu sur un compact bridge Kod.. .
Nouvelle race d'appareil numérique située entre l'apn "de base" et le réflex.
D'où le nom : bridge = hashi en japonais = pont en français ;o)
D'un côté, je trépignais d'impatience à l'idée d'approcher un de mes chers désirs.
De l'autre, je sentais que je m'en éloignais car qui disait achat d'un beau bridge, coûtant déjà deux ou trois centaines d'euros minimum, disait moins d'économies pour le réflex - ou la caméra-.
Et puis je culpabilisais un peu pour le petit Fuji, ce loyal serviteur qui avait vu naître tant de choses - dont ce blog-...
Mais mettre la même somme, ou presque, dans une réparation n'aurait pas été plus avisé.
A ce stade de l'histoire, je me dois de préciser combien j'ai pu saoûler de paroles technologiques, cinématographiques et photographiques, mes proches qui en connaissent presque autant sur le cinéma et les réflex que sur le Japon, c'est dire !!...
Et encore, vous n'avez là qu'un petit échantillon de leur "connaissance Thalienne" ;o)
"Bon, abrège et viens-en au fait !" - voix off- intérieur - nuit.
D'accord, d'accord.
Les parents, les grands-parents, les amoureux, les amis chers et la famille vous demandent toujours ce que vous voulez pour Noël.
Quel bonheur, Noël a vraiment quelque chose de magique. Je pensais même que je pourrais, peut-être, avoir le nouveau sans trop entamer le "budget rêves".
C'était sans compter sur mon Julot.
Il n'est malheureusement pas à mes côtés depuis plus de deux mois maintenant et je ne le vois que les week-ends et encore ...
La veille du réveillon, je vais le chercher et il me demande de l'amener à un endroit bien précis.
Innocente et naïve, je n'ai rien vu venir.
Arrivés devant la bijouterie, j'en rajoute une couche :
- " Tu cherches un bijou pour ta mère ?"
Pff !! Andouille, même un arbre au milieu d'un pré tu serais capable de le louper parfois !!
Evidemment, il me dit que non puisqu'on a déjà acheté le cadeau de sa mère !... Voyons...
Le temps de devenir rouge pivoine, il me demande délicatement de jeter un oeil à cette superbe bague émeraudes et diamants - j'adore les émeraudes, vous l'aurez compris n.b : avis à mes admirateurs lol-.
Je jette mon oeil !...
Et il sursaute quand il se pose sur le prix !!
Horrifiée, gênée, je bredouille, je bafouille pour péniblement parvenir à sortir un :
- " Tu es fou ! C'est trop cher !" - digne réplique d'une chanson d' Anaïs, j'vous jure.
Finalement, les modèles ne nous plaisant pas tant que cela, nous décidons de changer de boutique.
Et c'est là que l'Homme a son idée de génie et qu'il me balance tout de go :
- " Il te manque combien pour ton réflex ?"
- " Euh... ben... euh ..."
Et voilà.
Le soir même je finalisais la commande de ce somptueux bijou que vous pouvez admirer là.
Il devait arriver en 48h ou 72h. Au plus tard et à cause des délais postaux en cette période, avant le jour de l'an.
Finalement, il n'est arrivé que ce samedi 6 janvier et je peux vous dire que cela m'a valu quelques insomnies.
Je craignais la si réputée délicatesse postale.
Je redoutais la fauche, plus abondante à cette époque.
Je doutais même d'avoir cliqué sur le bon bouton !!...
Après deux fausses joies au cours de la semaine passée, ce qui allait arriver la prochaine fois ne pouvait pas être autre chose.
Quand j'ai entendu le facteur effleuré la porte ce matin-là...
J'ai bondi hors du lit, les yeux à peine ouverts, les cheveux en bataille et je lui ai servi mon plus beau sourire en le gratifiant d'un tonitruant "Bonne année" !!
Ca y est vous y êtes ? ;o)
Vous visualisez ...
Puis, en refermant la porte, j'ai senti l'émotion me gagner.
J'étais seule pour vivre ce moment et finalement, ça n'était pas pour me déplaire.
Je ne pouvais pas ouvrir ce paquet sans rituel.
J'ai délicatement posé le carton sur le canapé.
Je me suis préparé un espresso.
Double.
Je me suis assise à côté du paquet puis j'ai allumé une cigarette.
Après quelques bouffées, j'ai respiré et d'une main assurée j'ai saisi la paire de ciseaux, déposée à cet effet, à côté de ma tasse.
Pas une déchirure. Pas un coup de travers.
Le scotch a été découpé net. Sans hésiter.
Le doute n'était plus permis : c'était bien lui.
Le Canon EOS 400D...
Doucement, j'ai sorti les éléments de leurs enveloppes bullées et les ai admirés. Sans même oser respirer.
Sans rien penser. Sans rien dire.
J'ai senti quelques larmes couler le long de mes joues ...
Il était à moi désormais.
05 janvier 2007
Côté Cour ... Rétrospective d'une Année derrière les Fourneaux
... un peu à cause de vous mais beaucoup grâce à vous.
Je ne me répèterai pas sur les bienfaits ou les méfaits de la jungle bloguienne.
Je ne repasserai pas une couche de pommade, déjà bien étalée sur le billet anniversaire de mon blog, right here ;o)
Pour celles et ceux qui ne me connaissent pas encore, ou qui trouvent que décidément, je suis vraiment gonflée de n'avoir pas encore fait d'index par thème lol; voici, pour patienter, un florilège visuel, "linké" de quelques-unes de mes recettes préférées et représentatives, sans doute, de l'esprit et de la gastronomie qui règnent ici.
D'abord, le choc des Images !!
Et maintenant, le poids des mots (ah, ça me rappelle quelque chose cette formule, pas vous ? ;o).
De gauche à droite, en partant du haut, dans l'ordre ou à peu près, vous avez :
# Mes lemon bars favorites , j'ai eu l'honneur d'avoir comme testeurs via blogs interposés, Ségolène et Patriiick C.
C'était au tout début de l'aventure blog, j'étais excitée comme une puce et j'attendais leur verdict avec fébrilité.
Je vous laisse découvrir par vous-mêmes si j'ai raison de les trouver fabuleusement décadentes.
# A leur droite donc, différents tests de cuisson pour les fameux Neiman Marcus, excellents cookies américains, classiques, moelleux, fondants mais... qui ne sont toujours pas les number one dans mon top-ten ;o)
# On tranche avec du salé japonais : les Tamago-Yaki ou omelette rectangulaire pour Sushi. Un must. Simple, sain, bon.
# Une petite recette colorée de Potiron à la sauce de Soja Douce. Raffinement et authenticité nippones.
# Oyako donburi, ou Poulet aux oeufs sur lit de riz blanc.
Un plat unique riche, goûteux et facile à faire. Idéal pour ceux qui pensaient que gastronomie japonaise rimait avec poisson cru et algues fadasses... Dépaysement et satisfaction garantis.
# On saute du coq à l'âne puisque l'on revient vers la gauche avec ces fabuleux cookies vus chez Omelette :
Les Fabuleux Cookies de Phoebe. Ils prennent, avec les Neiman Marcus, la troisième place de mon classement.

# Et juste à côté, les Numéro Un.
Ze US cookie par excellence, l' indétrônable - du moins pour le moment, après 10 épisodes épiques - Les Chewy Centred Cookies de The Baker . Même la douce Céline, du Palais des Délices - entre autres - a été conquise !
Vous voyez bien que je ne suis pas uniquement subjective là ;o)
# On repart faire untour du côté de Tokyo, eh oui, c'est ainsi, je n'ai pas fait de brouillon pour le patchwork de photos, le feeling a fait le reste ...
Voici donc un des meilleurs plats de viande japonais, vous êtes surpris hein ! Vous pensiez peut-être qu'après l'Oyako Donburi, il ne restait plus que les plats à base de poisson cru ;o)... Et bien vous n'êtes pas au bout de vos surprises.
Découvrez sans tarder le Chicken-Katsu ou Poulet Pané à la japonaise, bien sûr, dont la panure est bien plus fine et légère que l'occidentale.
Un vrai délice. La viande la plus fréquemment cuisinée de la sorte est le porc. Le plat se nomme alorsle Tonkastu. La prochaine fois que l'on vous invite au resto Japonais, vous pourrez briller et faire le malin en commandant, sans risque, un Tonkatsu.
# Juste en-dessous du Chicken-Katsu, j'avais dû pressentir le kktruc sur les raviolis , puisque je m'étais lancée dans l'aventure de la pâte maison. Ce qui fut sans doute la raison de ma non-participation lol, mes mains s'en souviennent encore avec douleur des ravioles au potiron et à la fraise/nutella !!
Mes papilles aussi d'ailleurs.
Ici, vous apercevez la version salée :
Ravioles au Curry Doux de Potiron, sauce Parmesan .
# Cette fois, les voici. devant vos yeux ébahis et hagards, un petit panel de Maki-sushi préparés à l'occasion de ma première rencontre avec les bloggueuses lyonnaises, en juillet dernier.
Les petits rouleaux sont des Kappamaki au concombre, avocat et poivron.
Les plus gros sont des Rouleaux de Dynamite -Thon épicé ou Maguro Spicy . Je crois qu'ils ont été très appréciés.
Ne soyez pas effrayés par l'apparente complexité de la confection des sushi et autres maki. Vous ne cherchez pas à devenir maître sushi, si ?
# Et on termine cette seconde rangée avec le classique Saumon Teriyaki. C'est... Aaaahh ! Pfff... No comment.
# La ballade vous plaît? Alors on continue.
Nous voici de nouveau du côté des becs sucrés avec ... des cookies ! Et oui, encore ;o)
Ici, ce sont les Original Nestlé Toll House Chocolate Chip Cookies , bon quatrième de mon top-ten. Ils sont très bons, mai arrivé à un certain niveau, il devient difficile de les classer sans en pénaliser certains.
# Et maintenant, l'anarchie devient souveraine, on repasse au salé ! De la fraîcheur et des saveurs pour ce petit tapas ensoleillé de d'Oignons Rouges et de Pois Chiches au Romarin.
# Puis, dissimulé entre deux plats de légumes, comme pour mieux masquer ses calories et son superbe manteau de tentation, un excellent Carré Choco-Amandes et son coulis à la Cannelle, qui servit merveilleusement de sandwich pour de la glace à la vanille !!
Le diable en personne...
# Bien placée, au centre de l'image, une soupe. Ma première et pour l'instant, je crois, la seule de publiée lol ;o)
Je l'ai adorée et j'en refais dès que possible l'automne et l'hiver.
Une Soupe de Butternut à la Poire, parfumée à la Lavande et son Bacon Croustillant. C'est surprenant mais di-vin, sans prétention.
# On continue avec une photo de ma seule participation au KKVKVC ou un truc dans ce genre ( pardon Manue, je ne m'y fais pas et je me suis habituée à le nommer KKBidule ou Kktruc... oops ! lol): Neige au Macha, Crème Lavande et Pralines Roses.
# La rangée n°3 se termine sur des Inarizushi ou Sushi du Renard. Non, on ne doit pas pratiquer la chasse à courre pour cela ! Ce n'est pas bien !
Il s'agit de poches de tofu frit, assaisonnées et remplies de riz à sushi - donc vinaigré - aux deux sésames (dans mon cas).
Un pur délice.
Ma propre mère, auparavant ignorante en matière de cuisine nippone et surtout pleine de préjugés, a craqué pour ces jolis sushi dès la première bouchée.
Elle est presque devenue aussi "calée" que moi en cuisine japonaise. Elle adôre, d'autant qu'elle peut, je cite : " s'empiffrer avec plaisir et sans grossir ou craindre pour son cholestérol".
Si c'est pas le paradis dans la cuisine ça !?...
# Comment passer à côté des cakes ces dernières années ? En voici un vraiment savoureux, moelleux et riche :
Cake Végétarien à l'Huile de Noix et aux Pistaches.
# On repasse rapidement sur le tapas d'oignons et de pois chiches et là, un intrus.
C'est la photo d'une recette qui n'est pas encore publiée... Quetsches et Poulet aux Epices.
# Une petite tarte très estivale, enfin, pourquoi pas pour les fêtes aussi puisque l'on trouve des fraises et des framboises fraîches même à cette époque : Tarte Express Fraises-Framboises au Mascarpone.
Une vraie petite merveille, parfaite pour un dessert de dernière minute pour invités impromptus ou gourmands pressés.
# Puis, après avoir re-jeté un oeil sur la Neige au Macha, voici qu'une petite verrine très colorée montre le bout de son nez : Sabayon en Rose et Jaune.
Ce ne sont que deux sabayons parfumés à la fraise et au citron vert.
# Et on termine le tour de cette ligne horizontale dans une explosion de gourmandise, avec une de mes plus belles découvertes de l'année : le pudding et ses nombreuses possibilités.
Ici, le tout premier réalisé et dévoré, que dis-je, lapé jusque dans les recoins du ramequin !
Puddings au Chocolat et aux Amandes. La gourmandise à l'état pur pour les chocoholiques.
# Après tant de calories au cm2, il nous fallait bien quelques chose de plus raisonnable, histoire d'avoir bonne conscience.
Et en plus, on le fait en voyageant au pays des Incas avec cette salade de Quinoa aux Oranges Sanguines.
Succulent !
# Mais cela redevient vite l'anarchie et la rébellion dans les assiettes !
Un repas de circonstances puisque nous sommes à peine sortis de cette belle et vivante période de fêtes.
Et encore, il reste les Rois et tout le mois de janvier est dédié aux voeux, alors que vous voulez-vous de plus comme excuse pour repousser l'analyse de votre taux de cholestérol ?!
Ce plat, grâce à Gracianne, est aussi ma deuxième participation à un jeu communautaire : L'imagination culinaire au pouvoir.
Io presento il Risotto Franco-Italien au Foie gras et aux Cèpes. Un vrai délire.
# Et puis, parce que décidément l'ange et le démon que l'on a dans la tête se livrent une bataille sans merci, qui nous fait dangereusement frôler la folie, toutes les deux minutes ;o)...
Un excellent soufflé issu du volume de Cuisine Minceur de la Popote des Potes : Soufflé de Courgettes et Ricotta à la Semoule.
Une vraie bombe de plaisir et de douceur. Comme quoi ... Pas besoin de mettre la plaquette de beurre pour manger bien et bon.
# Ahlala, oui !... Un de mes favoris avec la bombe calorique de tout à l'heure.
Comment ça laquelle ? Langue de vipère va. Pff.
Un somptueux et délicieux pudding arrangé à ma sauce : Pudding Eponge Vanille-Citron. Un must absolu, je vous le jure.
# Entre les shortbreads et le pudding sus-cité, quelques petits morceaux oranges vous interpellent ?
C'est normal. Vous n'avez pas la berlue, c'est bien une photo différente.
Cette fois-ci, on fait un petit saut jusqu'en Thaïlande, pour déguster, entre la moiteur des rues et la beauté des plages, ce petit bol de Riz Gluant au Lait de Coco et à la Mangue.
Sucré, presque liquoreux dans la gorge... Erotique même.
# La série des photos pour amateurs de douceur se termine par les très célèbres Shortbread Ecossais.
Ces petits biscuits au beurre sont de véritables merveilles de perfection.
La tradition, y' a rien de mieux ;o).
Scottish Shortbread au Chocolat.
# Les deux photos suivantes, formant une mini ligne à elles seules, sont donc des "oeuvres salées" et à ranger dans la catégorie recette minceur avec viande pour l'une et végétarienne pour l'autre.
- La première m'a littéralement envoûtée : Quelle effusion ! Quelle perplexité fut celle de mon palais face à tant de saveur et de simplicité à la fois !...
Il s'agit de lamelles de boeuf grillés et tendres à se damner, accompagnés d'un excellent risotto au bleu :
Boeuf Grillé et Risotto au Bleu.
- Quant à la dernière image, elle est le fruit d'un déjeuner en solitaire et d'une furieuse envie de carottes. Désormais, c'est un classique pour moi, mais je la garde jalousement pour la seule extase de mes papilles au cas où...
Ou quoi d'ailleurs ?
Non, ben oui, c'est comme ça, c'est mon petit plaisir égoïste.
Carottes et Poireaux Confits aux Echalotes et à la Mangue.
Voilà, le patchwork, certes loin d'être exhaustif, est décrypté, il ne vous reste plus qu'à l'explorer et, en ce qui me concerne, à le redécouvrir.
Je voulais dédier cette rétrospective, entre autres aux Bios, les Zamoureux les plus mignons que je connaisse dans la vraie vie, et surtout à toi, Valérie ( Cuisine et Voyages).
J'ai voulu te simplifier la tâche et te faire gagner un peu de temps sur le lourd travail de prospection à faire dans mon antre.
Evidemment, cela ne t'empêchera pas de fouiner comme tu le sens, quand et comme cela te chantera.
Je la dédie également à toutes les Pralines et les Grattons, à toutes celles et ceux qui m'ont rendu visite, même sans me le faire savoir, ainsi qu'à celles et ceux que je ne connais pas encore ou à peine.
01 janvier 2007
Merveilleuse Année 2007 !!!
Ben voilà !!
Ca y est 2006 est bel et bien terminé.
Je passe juste en coup de vent pour vous faire une petite, que dis-je, des énôôôrmes baisers et vous envoyer tout plein de tendresse, de joie, d'amour, de chance, de succès, de money et bien sûr, mille idées culinaires et un appétit d'ogre pour une ligne de sirène ou mieux de sylphide parce que la queue de poisson c'est assez dur à entretenir !...
Si je le sais, je suis poissons ;o) lol
Mille baisers
Et tous mes Meilleurs Voeux du fond du coeur pour vous et ceux que vous chérissez.
LOVE, love, LOve ....
Success, money, money, money must be funny, in a rich man's world !
Bon allez, je vous laisse pour ce soir.
et une douceur chic et royale pour la route jusqu'à demain ;o)
Une des pâtisseries Ladurée pour le film Marie-Antoinette...
30 décembre 2006
Un An Déjà ...
Oh lala !!
J'ai presque oublié que ce 30 décembre était Le jour J, toute accaparée que j'étais à terminer mes préparatifs et à me sustenter d'un délicieux Tataki de Boeuf à la Mimolette Vieille et aux Shiitaké - dont la recette ne saurait tarder -.
Quelle jolie période pour fêter un bloganniversaire !!
Je devrais instaurer un jour férié perso et organiser des soirées pour l'occasion, juste un autre prétexte pour retrouver mes bloggueuses d'amour et ripailler, rigoler, jouir avec ce bon vieux Dyonisos des bienfaits de la nature et de la technologie culinaire.
Il y aurait ainsi, le réveillon du jour de l'an et la soirée Côté Cour...
Peut-être même que l'on pourrait en faire un jour férié national où tous les bons vivants, amateurs de bonne chère et de bons vignobles, les gais lurons, les jovials et même les rabats-joie se retrouveraient pour une fête païenne de plus !! lol
Ok, je mégalomanise , mais juste un peu ;o)...
Alors voilà. Un an.
Déjà.
Une chose est sûre. Le Temps passe si vite en langage humain.
Les sables du Temps sont lunatiques et caractériels.
D'un côté, on ne voit même pas les grains se faufiler entre nos doigts.
De l'autre, on a parfois la sensation qu'un moment dure tout une vie.
On pourrait sans doute en conclure que chaque seconde est une vie dont il faut saisir l'essence et la jouissance le plus possible avant qu'elle ne s'évanouisse, laissant la place à une autre tout aussi riche.
Cette année passée avec vous a été si intense. Souvent joyeuse, parfois décevante.
Oui, qu'on se le dise.
La junglosphère n'échappe pas aux règles du Réel et c'est ainsi.
La constance n'est pas l'apanage de l'Homme.
Mais de cela, je ne peux que retenir le Meilleur, tous ces moments de joie immense.
Les belles et folles rencontres, virtuelles mais aussi bien réelles.
Les mots partagés, les plaisirs aussi.
Car n'est-ce-pas là tout l'attrait de la chose : le plaisir et le partage du plaisir.
Grâce à vous, je me suis surpassée.
J'ai refait connaissance avec des zones enfouies de mon esprit créatif, j'ai affiné mon goût pour l'excentricité, et j'ai pu davantage satisfaire une soif insatiable de découverte...
Vous toutes. Vous tous.
Je vous aime.
Sincèrement. De loin.
De près.
Inconsciemment. Mais sûrement.
L'acte de blogguer n'est ni anodin, ni dénué de sens.
Quelques soient les personnes rencontrées, quelques soient les atomes crochus ou définitivement inexistants, tout est bon à prendre et enrichissant.
Je vous le dis : il y a de l'Amour par ici.
Alors pour vous aimer un peu plus fort encore, et vous montrer ce que, encore une fois, en partie grâce à vous et à cette sublime énergie qu'est la Junglosphère, voici un florilège, non exhaustif mais caractéristique- je crois-, de mes réalisations.
Vous y apercevrez, bien évidemment, quelques échantillons de Ma cookie Quest, des mes Japonaiseries ,
de mon amour pour le chocolat ou encore des délices exotiques, des valeurs sûres...
En vrac, et pour celles qui se demanderaient mais "késseucé ce truc là ?" voici les titres de quelques recettes photographiées:
Les Douceurs en premier, car c'est tout ce que l'on souhaite en cette période de l'année pour agrémenter notre coupe de Champagne ;o)
Ma Lemon Bar favorite
Tarte Express Fraises-Framboises au Mascarpone
Scottish Shortbread au chocolat
Pudding éponge Vanille-Citron
N.B: A l'heure où je finalise ce billet, je suis multi-taches !...
Vous aurez donc la suite des noms de recettes constituant le patchwork un peu plus tard lol
Et bonne année ;o)
N.B. 2 : J'ai décidé de mettre les liens dans un billet rétrospective, finalement.
29 décembre 2006
Mon Sapin pour Mme Papilles ;o)
Cette année, contrairement à toutes les années précédentes depuis ma naissance, au moins lol, le sapin n'a pas été fait au 1er décembre.
J'ai profité de la soirée solitaire du 24 pour le décorer, avec l'aide de Tristan et Juliette - mes deux panthères épileptiques ;o) -.
Le pauvret se tenait là, timidement installé dans son joli pied super kitsch de Noël, depuis 2 jours déjà, avec pour seul ornement, une étoile à son sommet...
J'ai eu pitié de lui et je l'ai réchauffé; ainsi que mon âme d'enfant; en le revêtant de son habit d'apparat, afin qu'il soit prêt à l'heure H.
Anne (Papilles et Pupilles), instigatrice de cette récolte de photos a déjà fait un splendide diaporama de vos sapins.
Je me suis régalée à les admirer, les yeux plein d'étincelles ...
J'adore vraiment toutes les traditions de cette fête païenne !!
Je voulais simplement partager le mien avec vous.
Voici donc un florilège de quelques photos diurnes et nocturnes.

Quand j'étais petite, chez mes grands-parents maternels, nous faisions une crèche.
Oh non pas que ces derniers soient de fervents catholiques mais je suppose que, pour cette génération, la religion allait de soi.
On vivait avec depuis toujours.
Les révolutions qui avaient eu lieu n'avaient pas encore sonné le glas du christianisme dans le coeur et l'esprit de la plupart des gens. Surtout dans les campagnes.
Et puis, Noël n'est-il pas la célébration de la naissance de l'enfant Jésus !
Au moins, en conservait-on le symbole originel, et peu importe que l'on croit ou non.
Aujourd'hui, chez moi, je ne fais plus de crèche.
J'ai accumulé plusieurs maisons photophores, enneigées, comme celle-ci et selon l'envie, la grandeur de l'appart du moment, je les sème ou j'en fais un village.
Mais lorsque je fais le sapin chez ma grand-mère, je refais la même superbe crèche illuminées par une superbe guirlande, représentant des carosses et surmonté d'une étoile rose fuschia, scintillante et de son ange...
Tout les symboles religieux y sont - les carosses en plus, sûrement un rapport avec Cendrillon ;o)-.



26 décembre 2006
Mille et Une Epices : 1° Les Moulues
Depuis leur arrivée dans nos contrées occidentales et il y a de cela fort longtemps, les épices, les plus rares, les plus précieuses et les plus excentriques, ont trouvé, au fur et à mesure, leur place "d'indispensables" dans nos cuisines.
Pour les dernières générations, elles sont, tout simplement, une évidence.
Ma grand-mère me regarde toujours d'un air interrogateur et dubitatif, voire méfiant, lorsque je lui parle de plats parfumés au carvi, de viandes au cubèbe ou de crevettes grillées au sumac !!
Et je ne vous raconte même pas ce qui doit se passer dans sa tête lorsque je lui apporte des petits plats japonais que j'ai mitonnés pour elle !!
C'est elle qui m'a fait prendre conscience que cette évidence n'en était pas une, il n'y a pas si longtemps que cela.
Un peu d'Histoire
Certes la présence des épices dans notre alimentation ne date pas d'hier.
S'il semble que l'on ne sache pas précisément déterminer quand elles commencèrent à être utilisées, on sait que les mexicains pimentaient déjà leur nourriture en 7000 avant JC !!
Il y a près de 5000 ans, le réseau du négoce des épices s'étendait en Chine, en Inde, en Perse, en Mésopotamie et en Egypte.
Dans les pyramides, on a trouvé des traces d'anis, de fenugrec, de cardamome, de carvi, de safran, de fenouil et d'aneth...
A l'époque, les épices n'étaient pas sectaires et parfumaient les plats des riches et des plus pauvres mais leur utilisation ne se faisait pas pour les mêmes raisons : il s'agissait de se protéger des épidémies et de masquer le goût aigre de la nourriture avariée.
Epices et aromates ont des vertus thérapeutiques qui sont connues ou étudiées depuis la nuit des temps.
La Grèce antique connaît l'apogée de la phytothérapie du temps d'Hippocrate (460-370 av JC), qui décrivit plus de 230 plantes médicinales dans son ouvrage "Corpus Hippocraticum", science à laquelle il avait été initié par son père, Héraclide.
Il la développa et l'exerça en tant que médecin itinérant au cours de ses voyages en Asie Mineure et en Grèce et l'enseigna à ses disciples, les Asclépiades (du dieu de la médecine Asclépios).
Evidemment, lorsque l'empire romain fut érigé, la phytothérapie n'échappa pas au pillage culturel des romains.
Le poivre, nous dit-on, fut importé aux alentours de la naissance de Jésus mais il était réservé aux plus riches des romains qui l'utilisaient comme épice et comme monnaie.
Heureusement pour nous, les sacages et appropriations romaines n'eurent pas que des effets néfastes puisque c'est grâce à eux que l'Europe centrale eut l'opportunité de découvrir ces précieux trésors.
Pendant des siècles, les épices ont voyagé le long des pistes caravanières partant de Chine, via l'Asie pour gagner l'Europe.
Aujourd'hui encore, la plus connue demeure la route de la soie, dont nous ignorons toujours l'itinéraire exact - excepté quelques étapes commerciales-. Elle fut le témoin privilégié des échanges de marchandises et de connaissance entre l'Europe occidentale, l'Orient et l'Afrique du nord.
Jusqu'au début du Moyen-Âge, les marchands qui en contrôlaient le négoce n'avaient pas toujours la possibilité de payer avec de la monnaie, ils pratiquaient alors le "troc" de soie, de pierres, de bijoux, d'argent contre des épices, du jade, de la fourrure ...
Ainsi les épices firent-elles leur entrée en Europe.
Au IXème siècle, Charlemagne rédigea un certain nombre de règles stipulant les plantes et les épices que les moines, les barons et les ducs pouvaient planter.
Ces dernières ont toujours une double fonction : thérapeutique et gustative.
Jusqu'aux guerres des croisés, ce sont les Arabes qui contrôlent les échanges de marchandises entre l'Asie et l'Europe.
Puis, les vénitiens, grâce aux forteresses chrétiennes construites au temps des croisades, purent circonvenir les marchands arabes de leur vendre les épices à des prix avantageux; qu'ils revendaient évidemment à prix d'or à leurs concitoyens ...
Pendant plus de 400 ans, Venise, Gênes et Pise bâtirent leur richesse sur le commerce des épices.
De ce fait, les épices frelatées devinrent monnaie courante au Moyen-Âge, l'offre étant inférieure à la demande.
Il fallut attendre les expéditions maritimes des audacieux portugais; dont Vasco de Gama qui, en 1499, revint d'Inde les cales remplies de richesses; pour voir l'hégémonie italienne s'effondrer.
Le poivre, les gousses d'ail, le gingembre, la cannelle et la muscade figuraient parmi les plus convoitées.
Bien sûr, il ne faut pas oublier une des plus grandes méprises de l'Histoire des grands découvreurs : même s'il n'est jamais arrivé jusqu'en Inde, Christophe Colomb rentra du Nouveau Monde avec tant de merveilles qu'il participa forcément à l'approfondissement de notre connaissance des épices.
Ce qui permit, entre autres choses, à la vieille Europe de goûter au paprika et aux piments.
Le paprika plut tellement aux espagnols que, 100 ans plus tard, il commençait à pousser sur le sol ibère.
Puis il gagna la Hongrie où il devint l'épice nationale !...
Le commerce des épices était si lucratif que chaque pays voulait sa part du gâteau et nombreux sont ceux qui organisèrent de grandes - et hasardeuses - expéditions maritimes...
Les gouvernements et les "marchands" devinrent vicieux, tout était bon pour s'octroyer le monopole d'une épice.
Ainsi, ce n'est que lorsque les français parvinrent à voler un pied de giroflier aux îles Moluques que le monopole cruel des Hollandais sur cette épice prit fin.
Après une course acharnée à la conquête de ces précieuses denrées, les épices tombèrent en désuétude au XIXème siècle au profit d'autres produits comme le cacao, le café ou le sucre.
Il faut attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale pour les voir réapparaître. La bonne idée fut de les vendre en bocaux, ce qui attira les femmes au foyer.
La suite, vous la connaissez : l'expansion extraordinaire des modes de transport, la notion de voyage qui se "démocratise", les progès et la découverte de nouvelles cultures ...
Et nous voici, les placards remplis de couleurs et de saveurs venues d'ailleurs.
Pourquoi je vous raconte tout cela ?
Outre mon amour des épices, et je sais que vous êtes nombreux dans ce cas-là, j'avais envie de vous faire partager une adresse internet que j'ai dénichée sur google, il y a 2 mois, tandis que je cherchais une épice que je ne trouvais décidément pas dans les magasins de Lyon.
Il existe vraiment beaucoup de sites marchands spécialisés dans la vente d'épices en ligne, ce qui rend le choix plus ou moins difficile.
J'ai passé un temps fou à comparer les prix, les poids, la qualité apparente ...
Finalement, j'en ai retenu trois.
Comme je n'allais pas faire trois commandes pour n'acheter que 200g par-ci, 100g par-là, j'ai décidé de les tester les uns après les autres.
Et je commence par le site Mille et Une Epices .
C'est une boutique est assez complète et qui propose un large choix d'épices pures ou mélangées, de poivres, de vanille et de thés à des prix très compétitifs.
Y compris en les comparant aux épiceries asiatiques de Lyon, dans lesquelles les épices sont très bon marché mais pas toujours de premier choix, il faut dire ce qui est... ou comparé à une épicerie renommée comme Bahadourian, dans laquelle on trouve les mêmes produits qu'au "chinois" deux fois plus chers !!
Ils ont pris la grosse tête depuis qu'ils ont ouvert une annexe aux Halles de Lyon...
L'interface du site est simple et agréable à parcourir.
De plus, ils ont eu la bonne idée d'indiquer le mode d'emploi pour chaque épice vendue; ce qui est très pratique lorsque vous vous apprêtez à acheter du galanga racines sans savoir ce que c'est.
Il y a même quelques idées de recettes pour certaines d'entre elles.
J'étais partie pour acheter des pistils de safran et je me suis retrouvée à valider une commande pour une douzaine d'épices !...
Va comprendre Charles lol !!
Et bien je ne regrette absolument pas le voyage.
48h après le clic final, je réceptionne un petit colis à l'odeur tellement ennivrante, que j'ai cru que le facteur s'était renversé un pot de colombo sur la tête ( mon facteur- livreur est antillais, enfin je crois ;o).
Je dois préciser que je ne m'attendais pas du tout à recevoir mes épices si vite alors je n'ai pas réagi tout de suite au sujet de l'odeur !!
Quand j'ai ouvert le paquet, mes sens ne savaient plus où donner de la tête !...
Mais qu'elle est donc cette senteur ? Comment la déterminer ?
Quelle est celle qui m'appelle et m'envoûte le plus ? Laquelle prend le dessus sur les autres ?
Dans cette confusion sensorielle, j'avais oublié la moitié des noms des épices commandées ... et je ne vous parle pas des utilisations possibles.
D'ailleurs, si j'ai consulté le petit lexique incorporé, je ne crois pas avoir jamais choisi une épice en pensant au plat qu'elle habillerait, trop occupée à faire le tour des cuisines du globe...
Je vous présente donc mes achats épicés et, par la même occasion, vous conseille implicitement d'aller faire un tour sur ce site et, peut-être, de vous laissez tenter.
Pour commencer, voici les épices moulues ou "poudreuses" :
Ne dirait-on pas une palette de peintre ? C'est somptueux...
De gauche à droite :
Poivre de Jamaïque - Pavot blanc - Sumac - Carvi moulu - Piment d'Espelette
Le "bout de bois" que vous apercevez au centre est une racine de Galanga séché.
Tout en bas, à droite, vous apercevez la pointe d'une racine de Curcuma et à gauche un petit tas de pistils de Safran d'Iran - le précieux -.
Pour vous donner encore plus envie d'épicer et de colorer votre cuisine, voici, brièvement, une petite explication sur chacune d'entre elles.
# Le Poivre de Jamaïque est sans doute la plus courante puisqu'on la trouve aisément, dans un conditionnement au chapeau rouge ou vert, dans tous les supermarchés nationaux.
Appelé aussi piment de Jamaïque ou "Toute épice", la plante ropicale dont il est originaire donne également la vanilline, l"arôme de vanille" !... Etonnant, non ?
Quand vous mettez votre nez au-dessus d'un pot de poivre de Jamaïque, le moins que l'on puisse dire c'est que "ça pique" !
C'est un poivre très parfumé, relevé et relativement fort, de ce fait, il est conseillé de ne pas en abuser...
Dans les Caraïbes, il est utilisé pour relever les sauces, les viandes, les salades, les légumes ou les courts-bouillons.
On le retrouve évidemment dans les mélanges 5 baies - que j'affectionne particulièrement sur mon steak grillé -.
Plus original, sa saveur se marie très bien avec les desserts - confitures, gâteaux -.
On lui confère des propriétés antiseptiques et digestives.
# Le Pavot Blanc :
Plus rare sur nos étals d'épicerie que le pavot bleu, sa saveur est aussi beaucoup moins marquée que ce dernier.
Avec son petit goût d'amande, il parfumera et égayera délicatement les salades de tomates, de pommes de terre, de choux, les currys, le pain, les pâtes, les gâteaux, les confitures, les crèmes.
Il paraît qu'il fait baisser le taux de cholestérol et élimine les mauvaises graisses...
# Le Sumac :
Mon copain le sumac !...
Avant cette ballade sur 1001 épices, je n'en avais jamais entendu parler.
Ce fut donc une totale découverte.
La première fois, je l'ai employé à relever une poêlée de gambas.
Un pur régal.
Son petit goût de "citron noiseté" s'alliait parfaitement avec ces demoiselles.
Le sumac est issu d'une baie poussant sur un petit arbre touffu et omniprésent dans le Bassin Méditerranéen.
L'utilisation de cette épice est très ancienne puisque, dans la cuisine Romaine, elle remplaçait le citron ou le vinaigre.
Vous l'utiliserez très facilement avec les fruits de mer, les poissons, les terrines de gibier, les brochettes, les volailles, les viandes, dans les confitures ou les marmelades.
# Carvi moulu :
Je peux me tromper mais il me semble que celle-ci sera reconnue, au même titre que le poivre de Jamaïque, par le plus grand nombre !?...
Il s'agit d'une des plus anciennes épices puisque l'on aurait des traces de son utilisation datant du Néolithique.
Les Romains en parfumaient leurs pains.
Au Moyen-Âge, il entrait dans la composition des "philtres d'amour" ;o) ... A bon entendeur ...
Assez répandu à l'état sauvage en Europe, dans le Caucase et en Sibérie, la Hollande en est aujourd'hui un des principal producteur.
Il dégage une odeur assez nette d'anis, avec plus de caractère et de piquant.
On l'associe facilement aux omelettes, aux salades, aux soupes et, paraît-il aux fritures de poissons (beurk !!).
Il faciliterait la digestion.
# Le Piment d'Espelette :
Qui ne connaît pas Espelette et ses superbes maisons rougient par les guirlandes de piments en train de sécher ?
Depuis l'an 2000, ce piment a même obtenu une AOC, renforcée en 2002 par une Appellation d'Origine Protégée !
Seules 10 communes ont le droit de le cultiver et de le vendre comme étant du piment d'Espelette (attention aux piments fruaduleux donc ;o).
Comme beaucoup d'épices, ce joli piment oblongue et sanguin, est arrivé en Europe grâce aux grands voyageurs.
Ramené du Mexique par un navigateur basque qui accompagnait C.Colomb, il est d'abord utilisé en médecine.
Puis, on commence à le planter à Espelette.
Il servait alors de condiment et de conservateur pour les viandes et les jambons.
Il remplacera avantageusement le poivre et apportera aux omelettes, aux fruits de mer et crustacés, aux poissons, aux soupes ... une saveur légèrement piquante et douce à la fois, des arômes fruités et grillés très appréciables.
Même s'il ne faut pas trop le doser, son piquant très modéré laissera juste une sensation de chaleur, très supportable, voire agréable, sur le palais.
Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui.
J'espère que ce petit tour au pays des saveurs et des couleurs vous aura donné envie d'en connaître davantage et de tenter vous-même l'expérience.
La prochaine fois, ce sera au tour des graines et des racines.












