Oh my gosh !
Février fut un mois de folie !
J'étais heureuse, crédule, la tête dans les nuages, je visualisais ce joli mois comme étant celui qui me raccrocherait au wagon de mes objectifs bloguesques .
A savoir, recommencer à publier plus régulièrement, voire de façon pluri-hebdomadaire.
La quotidienneté me semblant plus qu'ambitieuse cette année.
Quand j'y songe, je me demande encore comment, l'an dernier, j'ai pu écrire un billet par jour pendant si longtemps !?...

Ce mois-ci étant mon préféré, parce que c'est Mon mois, tout cela semblait être de bon augure.
D'autant qu'une des plus grandes réunions de Pralines  Déjantées se dessinaient à l'horizon - pour un gros aperçu de notre joyeuse fiesta c'est par ici (pour la touche de La Sieste) et par là (pour la griffe de La fille Ringo Churros ) ;o) -.
Et quelle fête chères camarades bloggeuses,  ça vaut le coup d'oeil, je ne peux que vous en souhaiter d'aussi belles.
Désormais, en plus du 19, le 24 février sera à marquer d'une pierre dorée.
D'ailleurs je crois que nous n'aurons d'autre choix que de commémorer cette date les filles ;o) .

Avec la frénésie ambiante qui régna durant tout le mois, et comme vous pouvez le constater, je n'ai guère scribouillé par ici.
Ce qui est synonyme de recettes et de photos accumulées sur mon pc  ou sur papier volant, mais également de mails désespérément en attente de réponse.
Ajouterais-je  des desseins esthétiques contrariés ?
Non, je crois que je vais  me mettre à pleurer.

Alors pour me faire pardonner et, je l'espère, combler l'estomac hystérique de La Saucisse, un joyeux et adorable luron croisé lors de la soirée sus-citée, voici le plat salé que j'avais choisi de concocter pour mes nouvelles amitiés bloggesques.

Les Tsukune - prononcez Tsoukouné -.
Derrière ce nom peut-être un peu barbare et sans conteste exotique pour nos oreilles de franchouillards, se cache un met d'une enfantine simplicité.
Il s'agit tout bonnement de poulet, mixé, malaxé avec un peu de poudre de Perlimpin afin d'obtenir ces boulettes, si rondes, si goûteuses et qui finalement me font penser à un plat de fast-food !
Mais attention, pas du mr doe ;o)
Non !
Certes, c'est du "easy-quick food".
Oui, c'est ludique, idéal pour les enfants et les palais les plus réfractaires à la grande gastronomie, mais c'est de la qualité, sii mâdâme !!

Si vous avez déjà tenté les yakitori, ces "bistrots" japonais où l'on sert principalement des plats populaires, des brochettes, sans tralala ni tapis roulant à sushi, vous avez dû les rencontrer.
Bon, il est vrai qu'en France, les restaurants japonais ne sont pas aussi spécifiques et serviront aussi bien des brochettes que du tonkatsu (porc pané), des sashimi ou des sushi.

Quoiqu'il en soit, puisque le Yakitori ne vient pas jusqu'à vous, laissez-moi apporter dans la chaleur de votre doux foyer ce petit bout de la vie trépidante d'un tokyoïte, qui, entre le métro du matin, les ramen du midi et le shinkansen du soir, languit de prendre un peu de bon temps et se restaure, rapidement mais savoureusement, avant  les derniers verres de sapporo ou de saké qui lui tiendront compagnie sur le chemin du retour...


TSUKUNE - BROCHETTES DE BOULETTES DE POULET

Pour 4 personnes :

350g de viande de poulet tsukuneL
2 oeufs
1 càc de sel
2 càc de farine
2 càc de maïzena
6 càs de chapelure
3 cm de racine de gingembre

Pour la sauce Yakitori :
(je double ces doses pour avoir la joie ultime de les tremper encore et encore ...)

4 càs de saké (de cuisine !)
5 càs de sauce soja japonaise - Kikkoman -
1 càs de mirin
1 càs de sucre en poudre
1/2 càc de maïzena mélangée dans 1 càc d'eau froide

ERRATUM :
J'ai complètement oublié de préciser que la version que j'ai servie aux Pralines, avait été personnalisée avec de la mimolette extra-vieille et du cheddar.
Dans chacune des boulettes, j'avais glissé des petits morceaux de l'un ou l'autre fromage qui fondait délicieusement à la cuisson, corsant ainsi les saveurs déjà présentes, et qui avait le bon goût de gentiment dégouliner lorsque l'on mordait à pleine dents dans ces petites cachottières...


Il vous faudra également 8 à 12 brochettes en bambou de 15cm de long, de préférence mais évidemment, si vous ne trouvez que les 30cm, vous savez ce qu'il vous reste à faire ;o)...
Ainsi que du sanshô* ou du schichimi togarashi *.


N.B : Je vous conseille de faire tremper les brochettes dans l'eau au moins 2h avant voire toute la nuit.
Cela évitera qu'elles ne brûlent sous le gril. 

Découper la viande de poulet en petits morceaux puis la hacher.
Mettre tous les ingrédients pour les boulettes dans le mixer, sauf le gingembre.
Se mouiller les mains et prendre une cuillère à soupe du mélange dans la paume afin de confectionner une boule de la taille d'une balle de ping-pong.
Bien sûr, vous pouvez les faire plus petites. Pour cela, choisir une cuillère à café.
Personnellement, je les préfère ainsi, c'est encore plus facile à manger !
Récupérer le jus de gingembre.
Pour ce faire : râper le morceau le plus finement possible, presser le gingembre râpé pour en extraire le jus puis jeter la pulpe - ou l'utiliser ultérieurement dans un plat mijoté par exemple-.
Amener une grande casserole d'eau à ébullition.
Y verser le jus de gingembre.
Faire blanchir les boulettes environ 7mn pour les plus grosses et 3mn pour les plus petites.
La viande change de couleur et les boulettes remontent à la surface.
Les retirer à l'aide d'une écumoire et les sécher sur du papier absorbant.
Préparer la sauce :
Dans une petite casserole, porter à ébullition tous les ingrédients, hormis la maïzena délayée.
Réduire le feu et laisser mijoter 10mn environ, jusqu'à ce que la sauce ait légèrement diminué.
Ajouter la maïzena diluée dans sa cuillère d'eau de façon à épaissir un peu cette sauce.
Verser dans un bol.
Enfiler 3-4 boulettes sur chaque brochettes.
Faire cuire sous le gril du four, th.6-7, ou au barbecue, en maintenant les extrémités hors du feu, il faudra pouvoir les saisir ;o) ...
Les laisser brunir quelques minutes en les retournant puis les badigeonner de sauce avant de les remettre sous le gril.
Répéter cette opération encore deux fois.

TsukuneMac

Si vous êtes en manque de gril ou de barbecue, il est tout à fait possible de procéder à la cuisson finale dans une poêle, à sec.
Procéder de la même manière :
mettre les  brochettes dans une poêle très chaude, les retourner de temps à autre afin de dorer chaque face.
Les enduire de sauce avant de les repasser sur le feu et recommencer.
Assaisonner de sanshô ou de shichimi togarashi et servir avec le restant de sauce dans un bol.

Vous connaissez sans doute plus sûrement le sanshô que le shichimi togarashi !...
Et pourtant... :o)
Si vous me connaissez depuis plus d'un an, maintenant ;o), vous vous souvenez peut-être que j'avais déjà évoqué ce nom aussi compliqué à dire que "les chaussettes de l'archiduchesse ", et que je vous avais même proposé un modus operandi pour faire le vôtre sans sortir de votre cuisine ;o).

Petit rappel donc :
Le premier, celui que l'on nomme également "poivre japonais",  est en fait du poivre de sichuan légèrement grillé, moulu auquel on ajoute un peu de sel. Les arômes boisés et citronnés du sichuan sont sublimés et demeure une épice très facile à consommer, y compris pour les plus petits, par exemple, car il ne pique pas.

D'ailleurs, si vous avez du sichuan dans vos petits pots, voici comment, en quelques minutes,  faire un Sanshô-maison .

*SANSHO-MAISON

Prendre soin de trier votre sichuan afin d'en retirer les graines noires et luisantes qui sont en fait extrêmement dures et donnent de l'amertume au mélange.
Mettre 2 càc de gros sel pour 5 càs de baies.
Faire chauffer à feu moyen en remuant sans cesse et ôter du feu lorsqu'un peu de fumée commence à s'échapper du mélange.
Laisser un peu refroidir et broyer à l'aide d'un mortier (un peu laborieux mais ça peut remplacer la séance de gym ;o) ) ou d'un mixer.
Le mieux étant d'avoir un moulin à café électrique qui est définitivement l'outil idéal pour faire toutes sortes de mélanges d'épices maison.
Conserver votre sanshô dans un pot hermétique, à l'abri de la lumière.

*Le Schichimi Togarashi est une poudre aux sept épices.
Bien sûr, si vous "googlisez" le terme, vous trouverez différentes versions de ce sept-épices nippon, mais si je regarde simplement l'étiquette de mon pot, voici ce que je lis :

piment, zeste d'orange, graines de sésame noir, graines de sésame blond, poivre japonais (sanshô), gingembre et algues (nori grillée).

C'est une épice vraiment très savoureuse mais prenez garde, ça pique et ça fait méchamment marcher le canal lacrymal si on en abuse !!
Voici un lien vers mon schichimi togarashi-maison - en bas de page -, je suis bien trop crevée pour tout réécrire, du moins ce soir ;o).