La "happy ending news" du week-end, c'est qu'après un retour rapido-forcé et un navet englouti, je me suis dit que complot ou pas, ils ne m'auraient pas aussi facilement.
Fort heureusement, le navet était moins long que mon choix initial...
Aaaahhh (soupir de soulagement) ; c'est bon, ça colle !
Le pied.romanzo
Jamais je n'ai attendu avec autant de plaisir.

Et croyez-moi, je ne fus pas déçue.
Il y a bien longtemps qu'un polar, européen qui plus est, ne m'avait autant enthousiasmée.
Il est long certes : 2h28, mais je ne m'en suis pas aperçu et ce n'est pas simple de ne pas lasser le spectateur sur un sujet aussi difficile, en faisant un film de genre.
C'est vraiment un Grand film noir qui allie l'histoire de l'Italie des années de plomb (1970), période mal connue et si peu traitée, et l'histoire, plus conventionnelle au genre, d'une bande de malfrats qui décident de conquérir les territoires de vieux caïds.
Ajoutez à cela un fil romanesque, des acteurs tous au diapason, une façon de filmer tendue et engagée... et voilà, vous avez une oeuvre digne de Scorsese ou De Palma.
D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi, à un moment j'ai pensé à Scarface
Non pas que ce film soit une réplique de Scarface mais l'intensité qui se dégage de certaines scènes a dû évoquer en moi certains sentiments similaires.

Tout y est.
On ne peut que saluer l'authenticité du réalisateur et son talent pour capter l'âme de ses personnages, la violence, la terreur et l'ambiguité de l'Italie de ces années-là.

Un film de gangster à l'ambiance électrique, une romance cruelle mais si belle...

Je suis conquise et encore sous le choc... Cela serait vain de continuer à tenter de décrire ces deux heures et demie de cinéma.
Il faudrait une deuxième lecture,  à tête reposée, de façon à laisser mes sentiments de côté.
Allez-y, tête baissée.
Oui, même toi Dorian, même si tu n'aimes pas le cinéma italien... Goûte et tu pourras savoir si cela te plaît.