Eh oui... Mon nouvel outil scriptural m'amuse vraiment comme pourront peut-être le constater les pauvres gens qui viendront se perdre dans le coin...

Mais bon, là,  a personne alors je m'en donne à coeur joie !
Pourquoi me restreindre ? Ça ne fait de tort à personne et ça me ravit !!!

Cette semaine, je suis allée voir  King Kong .

king_kong_2005

Pour celles et ceux qui l'ignoreraient encore malgré le raffût médiatique de ces ... euh aller, 6 derniers mois, c'est Peter Jackson qui s'y est collé. Oui, "Le" Peter Jackson de la trilogie désormais cultissime du Seigneur des anneaux.

Donc, immédiatement vous pensez : " Ouais encore une super prod hollywoodienne qui nous balance à la figure, et à coup de millions de dollars,  des acteurs servis par l'action comblant des lacunes scénaristiques évidentes !" ( waow poussée la réflexion là :) ).

D'un côté, vous n'avez pas tort. Mais, je dois dire que j'ai plutôt été agréablement surprise.
Toutefois, je dois d'abord préciser certaines choses ... qui, avec un peu de recul, ont peut-être influencé mon ressenti et posé un voile opaque devant mes mirettes...

Comme pas mal de gens, j'ai vu les versions de 1976 et de 1933 - et je ne parle pas des ersatz genre King Kong contre Godzilla ...

Lorsque j'ai vu le King Kong original de 1933 réalisé par Schoedsack, j'étais petite. Trop sans doute pour en saisir tous les messages. Quoique ...
Ce qu'il en reste aujourd'hui est un sentiment de tristesse incommensurable à la seule évocation de cette tragique histoire.
J'avais été conquise par la première et unique version, selon moi, jusqu'à celle d'aujourd'hui.
Outre le fait que Peter Jackson ait pris le parti de rester fidèle à l'histoire originale, à savoir : les personnages du réalisateur cupide, de l'actrice naïve, de l'homme dont elle s'éprend (Jack Driscoll qui est en fait un marin dans le film de Schoedsack), ainsi que l'existence de cette île inconnue à toute carte, les indigènes vénérant Kong, les créatures préhistoriques et fantastiques peuplant l'île...
Pour moi, les effets spéciaux du King Kong de 1933 n'ont pas tant vieilli que cela compte tenu de l'époque et surtout lorsque l'on revoit la version de 1976 avec Jessica Lange, on se dit que vraiment le plus kitsch des deux n'est pas celui qu'on croit !!...
D'autre part,  l'érotisme forcé dans ce King Kong des 70's est plus que ridicule...
Jessica Lange se faisant dévêtir légèrement par la bête n'a rien de symbolique ni de poétique; c'est tout simplement inutile, idiot et mal amené.

Bref, pour en revenir au Kong de P.Jackson, moi je dis chapeau. Et je vous assure que j'en avais des réticences et des certitudes quant à cette super production ...
Mais le monsieur m'a conquise et réconciliée, temporairement du moins, avec ce "genre".
L'émotion est présente tout le long du film, et en grande partie grâce à Naomi Watts et ses yeux d'une expressivité splendide et contagieuse.
Bien sûr, les effets spéciaux sont majestueux et si certains peuvent trouver les scènes de combat entre le Kong et les dinosaures voulant dévorer sa belle, un peu longues et trop spectaculaires, je dis que pour une fois, elles ne sont pas "too much"  et servent l'angoisse, la tension permettant ainsi la mise en place des liens qui se tissent entre Kong et Ann...
Adrian Brody - interprète du Pianiste -, alias Jack Driscoll; ici auteur de pièces de théâtre  est très charismatique et convaincant en "rival" du gorille !....

Résultat : 3h que je n'ai pas vues passer - alors que j'étais dans un petit cinéma de montagne aux sièges peu confortables !- je me suis emballée quand Kong bataillait dur contre les dinosaures, j'ai ri quand Ann découvrait la vraie nature du gorille en lui faisant son numéro, j'ai haï ce réalisateur avide et égocentrique, j'ai maudit l'Homme si petit et imbus de lui-même et enfin... comme à chaque fois que j'ai vu King Kong, j'ai pleuré d'une façon incontrôlable et souvent pour finalement m'effondrer, en même tant que l'héroïne qui voit son "héros" perdre pour la première et la dernière fois contre la machine humaine ...


Ah...(soupir) rien que d'en parler mes yeux sont embués ...

Je vous le recommande.